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Développement durable

Le développement durable

Qu'est-ce que la Biopiraterie ?

La définition, donnée par des organisations non gouvernementales, de la Biopiraterie est la suivante : c'est le fait de s'emparer, dans une but purement mercantile et à des fins commerciales et sans aucune contre partie,  des connaissances développées par des communautés autochtones concernant l'utilisation et la gestion des ressources naturelles présentes dans leur environnement.

La biodiversité n'est pas une marchandise. Les savoirs ancestraux accumulés au fil des siècles sont usurper par des entreprises et concernent de nombreux champs d'appication. Cela concerne par exemple les recherches sur les gènes, sur les nouvelles espèces découvertes ou des connaissances associées... Ces multinationales dépossèdent ces communautés et ces Etats de leurs savoirs traditionnels. Mais pas seulement. Ces société les privent également d'opportunités de valorisation, que ce soit pour eux-mêmes ou pour faire du commerce avec d'autres nations. En effet, il est impossible économiquement, de concurrencer ces mastodontes du commerce mondiale qui sont connus, ont déjà une clientèle et des parts de marchés.

Les populations des pays en développement se battent depuis des années afin que leurs droits soient reconnus, ainsi que leur souveraineté et leur culture. Leurs plaintes ont été en partie entendues, par l'Organisation des Nations Unies notament. En effet en 1992, la Convention sur la diversité biologique a modifié la définition de la relation entre le savoir et les hommes et en 2007, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones a été votée et validée.

Concernant l'usage des connaissances traditionnelles sur la biodiversité, on peut citer l'exemple des Bochimans d'Afrique australe (le peuple San). Cette communautés a reussi à faire valoir ses droits sur l'exploitation du cactus Hoodia qui est utilisé pour produire des coupe-faims.

Le Protocole de Nagoya qui traite de l'accès aux ressources génétiques et de la façon dont doivent être partagées les bénéfices découlants de leur utilisation et de leur commercialisation tente de réglementer ces relations commerciales afin de les rendre plus justes et équitables. Les industries concernées sont principalement celles de la pharmacie, de la cosmétique, du bien-être et de l'alimentation. Le but de ce protocole est que l'usage des connaissances traditionnelles associées aux ressources génétiques des communautés autochtones et locales, soit soumis au consentement préalable libre et informé de ces dernières, et rétribué par un partage des avantages monétaires et/ou non monétaires qui soit juste et équitable.

Ce Protocole a été ratifié par une soixantaine de pays, dont l'Union Européenne, et est entré en vigueur le 12 octobre 2014.

 


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