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Actualités SLOW FASHION

Actualités concernant la ou Slow Fashion

Qu’est-ce que la Slow Fashion ?

Lorsqu’un concept tel que la Slow Fashion est créé, il est souvent difficile de le décrire. Nous avons entendu quelques parallèles comme : « La Slow Fashion est un mouvement assez semblable à la Slow Food » ou des comparaisons comme : « La Slow Fashion est l’opposé de la Fast Fashion », ou même des clarifications comme : « Slow Fashion ≠ Anti Fashion » ou « la qualité plutôt que la quantité » - et même s’il est important de comprendre ce qu’est et n’est pas la Slow Fashion en des termes ou phrases plus familiers, cela ne suffit pas à saisir l’essence de ce mouvement. 
Plutôt que de décrire la totalité du mouvement avec de petits bouts de phrases, nous devons commencer à étudier ce que la Slow Fashion peut être plutôt que ce qu’elle ne peut pas être – La Slow Fashion nous ouvre tout un monde de possibilités créatives dans la mode personnalisée, que la Fast Fashion des centres commerciaux ne pourra jamais nous offrir :

La Slow Fashion encourage les styles propres à chacun

La Slow Fashion pense que la personnalité d’une personne s’exprime à travers ses vêtements. Cela va au-delà de faire un effort pour se rendre chic et s’étend au domaine de l’expression artistique et créative. Les vêtements ont été utilisés pour exprimer la position, les émotions et les préférences, et plus, de chacun depuis des siècles. La mode est aussi expressive qu’un support tel que la peinture ou de l’argile, aujourd’hui la production de masse de la mode à réduit une idée originale en des millions de copies. Au lieu de nous promener dans des copies conformes de vêtementsla Slow Fashion nous demande de miser sur notre créativité et notre sens de la beauté pour avoir une infinité de possibilités de styles, comme pour l’art.

La Slow Fashion encourage l’éducation

En sachant plus sur l’endroit d’où viennent nos vêtements, ce qu’il en coûte de les fabriquer et combien ils voyagent avant d’arriver dans les boutiques, nous pouvons voir dans sa globalité le cycle de vie de nos habits et leurs impacts environnemental. Nous pouvons aussi en apprendre plus sur les matériaux utilisés, et comment prendre soin de nos vêtements correctement, et plus. Connaître le monde qui nous entoure est le premier pas pour comprendre notre connexion avec ce que nous achetons et pour avoir un effet sur notre responsabilité d’agir.

La Slow Fashion promeut la consommation consciente

La consommation responsable signifie : prendre des décisions d’achats réfléchies et ciblées. Considérer chaque achat de vêtement de manière aussi consciencieuse que l’acquisition d’un appareil électronique ou un meuble fait que nous prenons de meilleures décisions lorsque nous faisons du shopping. Lorsque nous ralentissons, et cherchons consciencieusement des vêtements qui nous vont bien, nous flattent et que nous aimons vraiment, nous pouvons faire un choix judicieux au lieu de prendre une décision hâtive. Des achats réfléchis et délibérés peuvent enrichir nos vies (et nos garde-robes).

La Slow Fashion attache de l’importance à la qualité

Dans un monde où la quantité a remplacé la qualité à cette époque de surconsommationla Slow Fashion cherche à nous rappeler que les vêtements qui durent ont une valeur substantielle. Les vêtements de qualité durent généralement plus longtemps et ils ont plus de valeur lorsqu’on les porte. Souvent ils s’ajustent bien à la silhouette, résistent mieux au blanchissement et/ou sont faits avec un tissu de meilleure qualité, finissions ou fils. De plus choisir des vêtements de qualité (plutôt que jetables) contribue à réduire la quantité d’habits et de textiles qui finissent dans les décharges tous les ans.

La Slow Fashion nous demande de ralentir (notre consommation)

Dans son dernier livre : "Sustainable Fashion and Textiles : Design Journeys", Kate Fletcher décrit comment ralentir la consommation de matières premières et le rythme de production des vêtements. L’actuelle consommation dans le milieu de la mode ne peut pas ralentir le rythme auquel nous gaspillons nos ressources limitées, mais si elle ralentissait elle pourrait réduire les impacts négatifs de l’industrie de la mode sur l’environnement. Ralentir nous laisse également le temps de prendre des décisions plus conscientes, ce qui peut être bénéfique pour chacun.

Slow Fashion ≠ Anti Fashion

Malgré toutes les choses que la Slow Fashion peut être : le commerce équitable, le fait-main, le luxe, l’occasion, le durable, la qualité… La Slow Fashion n’est PAS Anti Fashion!
Le terme “Slow” peut être confondu, pour ceux qui ne connaissent pas, avec la Révolution lente. « Slow » revoit au cycle du vêtement ainsi qu’aux choix du mode de vie des consommateurs. Les designers/producteurs comme les consommateurs peuvent pratiquer le « Slow » par toutes sortes de manières. 
Un vêtement « slow », de la création à la vente, prend plus de temps à produire qu’un « Fast Fashion » classique. 
La « Fast Fashion » correspond aux vêtements produits en masse, qui sont fabriqués rapidement et à moindre coût, elle déniche les nouvelles tendances et encourage les consommateurs à acheter plus pour moins cher (Slow Fashion : concevoir une approche stratégique pour la durabilité). 
Une phrase couramment utilisée pour les producteurs conventionnels : « bon produit, au bon endroit, au bon moment » et souvent suivie de « juste prix » ou de « Fast ». Il en résulte une compétition non basée sur le style mais sur la vitesse de la conception à la livraison et sur un cycle de vie du produit qui se « termine » après la vente. 

Au contraire, la Slow Fashion recherche le bon produit qui va transcender l’instant ou le lieu. Comment cela fonctionne-t-il ? 
Le consommateur Slow Fashion valorise le style, l’ajustement et la qualité du produit avant le prix et la rapidité à laquelle il a été fait – recherchant la pièce parfaite dans un magasin d’occasion ou une friperie, ou payant un tailleur sur mesure pour un costume qui durera toute une vie. 
Les producteurs Slow Fashion répondent à la demande de produit de qualité en prenant leur temps pour fabriquer les détails bien faits de chaque pièce. Selon la Slow Fashion, le cycle de vie d’un vêtement ne finit pas avec l’achat du consommateur, mais continue de durer lorsque celui-ci le porte et souvent le revend ou le recycle avant de le jeter. En effet la créativité et l’expression sont souvent MIEUX comprises par les membres de la Slow Fashion ! Au lieu de pourchasser la même tendance et de copier l’actuel style à la mode, les « Slow Fashionistas » cherchent des vêtements uniques, qui parlent à leurs propres sens du style, juste plus lentement.

L’éthique à portée de main

Le livre The Good Shopping Guide des « Friends of the Earth » a maintenant dépassé les 80 000 exemplaires et sa 9ème édition annuelle est en préparation. Ses 350 pages fournissent des classements comparant plus de 700 marques, avec des tableaux, des faits et des chiffres pour guider l’acheteur éthique à travers le labyrinthe des consommateurs. Cette bible des consommateurs « verts » est soutenue par les principales organisations éthiques telles que « Christian Aid », « World Development Movement » et « Friends of the Earth ». Quel meilleur moment pour eux que maintenant pour lancer un partenariat avec Apple et changer ces précieuses informations en une application pour IPhone ? 
Imaginez que vous faites du shopping quel que soit ce que vous voulez acheter : un jeans, un pot de confiture, une moto, une machine à laver ou même des bottes en caoutchouc. Vous sortez votre IPhone de votre poche, vous tapez le nom de votre achat potentiel dans l’application The Good Shopping Guide. Et soudainement vous enlever vos œillères. Vous êtes instantanément armé avec les informations éthiques que vous devez prendre en considération sur le produit avant de l’acheter, ainsi que les informations concernant la marque et son rapport avec le droit des animaux, les droits de l’Homme, le respect de l’environnement et la valeur de l’argent. Les différentes fonctionnalités vous permettent aussi de choisir le meilleur produit avant de commencer votre shopping en cliquant sur les options « Good Money », « Good Food and Drink » ou « Good Heath and Beauty », et ainsi choisir le meilleur produit pour vous au sein d’un large répertoire. 

La version 1.0 de l’application The Good Shopping Guide a été publiée en 2011 et a reçu des bons avis des consommateurs pour sa gigantesque base de donnée et son classement mais a été critiqué pour sa présentation et la difficulté d’utilisation. Ceux qui ont utilisé l’application sont déjà allés sur le site d’Apple pour réclamer une deuxième version avec des fonctionnalités supplémentaires pour la rendre plus facile d’utilisation, ce qui prouve combien les gens apprécient être informés durant leurs séances de shopping. Beaucoup de consommateurs recherchent maintenant à mieux connaitre le marché, après tant de temps passé à sélectionner aveuglément des produits en se basant sur leurs apparences ou leurs prix. Il est difficile de se sentir autorisé à acheter des vêtements avec le salaire que vous gagnez durement mais avec des outils comme cette application, il est possible de structurer vos décisions selon vos croyances et de vous sentir bien après des achats non-essentiels mais qui font tellement plaisir, comme en particulier les habits et les produits de beauté. Plus que jamais – peut-être à cause de la crise économique – nous voulons savoir où va notre argent et qu’est-ce qui constitue un bon investissement. 
C’est rassurant de voir des grandes entreprises comme « Friends of the Earth » ou « Apple » prendre en compte les demandes d’informations du public, dans le but de comprendre d’où viennent leurs achats. Espérons que la seconde version aura plus de fonctionnalités nécessaires simples d’utilisation pour aider le consommateur à une décision rapide sur le fait d’acheter un produit ou non. C’est un excellent début cependant, et avec un livre en vente : The Good Shopping Guide à environ 17,50€ et une application pour IPhone à 3,50€, les consommateurs sont sauvés ! 

To die for: Is Fashion wearing out the world? – Critique du livre

Lucy Siegle possède une garde-robe abondante. Elle admet ouvertement avoir été une esclave consentante de la Fast Fashion pendant trop longtemps. Elle a une pile de vêtements qui n’a jamais été portée et qu’elle n’aime pas pour le prouver. Elle a longtemps été dans l’optique d’acheter sans réfléchir mais a réalisé la multitude de dures réalités à propos du côté non durable de la Fast Fashion. De consommatrice parfaite, elle s’est changée en une parfaite journaliste d’enquête et a révélé la vérité à beaucoup de gens dans son livre, To die for: Is Fashion wearing out the world ?
La chose la plus importante dans ce livre incroyablement modéré, est qu’il n’est pas anti-mode. Ce qui est important car il ne va pas changer la façon dont pensent les gens ou leur ouvrir les yeux sur le fait que rechercher à montrer une image de soi toujours plus élégante est un problème. L’image que nous renvoyons aux autres est trop importante pour beaucoup d’entre nous. Au contraire, Lucy Siegle adore les vêtements. Elle parle même de son propre style dans son livre. Elle s’est débrouillée pour que la façon dont elle aime la mode se transforme en force grâce à ce qu’elle a appris sur ce monde caché et elle a essayé de le changer. 
Ce livre raconte tout le parcours de sa découverte et traite de beaucoup de sujets importants. Elle y parle de la détresse des adolescents d’Ouzbékistan, que l’on oblige à arrêter l’école et qui sont envoyés dans des champs de coton pour travailler. Il y a des témoignages déchirants de femmes travaillant dans l’industrie du vêtement en Inde, forcées de prendre des pilules contraceptives, et où le stress de l’industrie textile a augmenté de façon significative le taux de suicide chez les cultivateurs de coton. La prévalence du travail infantile est mise en évidence d’une telle façon que nous sommes presque obligés de nous forcer nous-même à oublier, Siegle a beaucoup étudié les effets que la production de vêtements a sur la santé des travailleurs. Dans le passé des dénonciateurs bien intentionnés ont rapporté les épouvantables conditions de travail des usines de vêtements, pensant que les grosses entreprises de mode allaient améliorer leurs normes et changer leurs habitudes. En réalité, même si ce rapport sur les dangereuses usines d'habillement a choqué la presse, les entreprises se défilent souvent, se dissociant des usines et déplaçant leurs exploitations ailleurs. Cela laisse des centaines de travailleurs sans emploi et n’aide pas à changer la situation des autres usines textiles à long terme. Alors, actuellement, beaucoup de gens gardent le silence. Siegle parle de l’importance grandissante de forcer les marques de vêtements à s’engager dans une relation de travail avec leurs usines textiles, car si un lieu de travail était jugé dangereux ou insalubre, des changements positifs seraient faits plutôt que les travailleurs soient simplement abandonnés à la prochaine enseigne qui serait prête à fermer les yeux sur leur situation désespérée. 
La cruauté animale et l’impact environnemental ont aussi été négligés. J’ai été particulièrement stupéfait par les statistiques entourant l’élevage des animaux destiné à la l’industrie de la mode et par un récit déplaisant sur comment les serpents de ces fermes avaient des tuyaux en plastique dans la bouche pour être élargi avec de l’eau avant d’être tués pour leurs peaux. Dans des villages en Afrique, où l’eau est une denrée rare, les rivières qui étaient autrefois utilisées pour boire, sont devenues dangereuses pour la santé à cause de l’énorme quantité de teinture pour les jeans produite par les usines. Toutes les communautés locales sont en danger à cause de la volonté des occidentaux à acheter des jeans à prix réduits, leurs protestations ne sont pas entendues, elles n’ont pas de compensation financière et les problèmes de santé et environnementaux auxquels elles doivent faire face tous les jours ne sont pas signalés pour la plupart. 
Il y a quelque chose pour chacun dans ce livre. Au moins une des problématiques qu’elle aborde est assurée de toucher le lecteur. Selon moi, l’enquête sur le commerce des vêtements recyclés en Afrique était particulièrement significative. Pour beaucoup de consommateurs, ce n’est pas grave d’acheter de la Fast Fashion à un rythme effrayant s’ils donnent ce qu’ils n’ont pas utilisé longtemps à des associations et prévoient d’habiller des personnes pauvres. Mais ils ne pourraient pas être plus dans l’erreur. Nos vêtements recyclés sont expédiés en Afrique, mais ils doivent toujours être rachetés, et les normes décevantes de la Fast Fashion font que les Africains déjà pauvres payent des sommes exorbitantes pour des vêtements mal faits, qui sont inappropriés à leur mode de vie et qui ne résistent pas à la chaleur sèche Africaine. 
Il n’y a pas de solution pour que la consommation «Fast» devienne équitable ou durable et ce livre rend cela très clair. 
Dans tout le livre, Siegle joue avec une idée appelée «Truth Labels» qui a fait réfléchir à ce que diraient les marques si elles devaient informer le consommateur sur comment sont fabriqués leurs produits. Chaque sequin était cousu à la main et sur mesure par une fille de 12 ans. C’est un concept qui n’a jamais porté ses fruits, mais c'est étonnant, alors que le mouvement «Slow» prend de l’ampleur, car les gens pourraient réfléchir à la possibilité que ce soit un acte illicite avant d’aller acheter des vêtements Fast Fashion. Cependant, Siegle ne laisse pas le mouvement vert se déresponsabiliser. Elle remet en cause le fait que la mode durable est gâchée par un manque de renouveau dans les collections. Pendant trop longtemps la mode a pensé qu’elle pouvait prospérer simplement grâce à de bonnes actions. En réalité la mode est un marché compétitif et si les vêtements «verts» veulent s’y faire une place, il faudra accroître considérablement leurs performances, moins insister sur le fait que les vêtements sont faits de façon équitable et plus sur la qualité du produit car les femmes veulent acheter un produit équitable car il est esthétique et non juste parce que c’est la bonne chose à faire. Autrement dit, la robe informe en chanvre est presque derrière nous. 
Les perspectives ne sont pas toutes désespérées. Siegle met un point d’honneur à insister sur les changements positifs qui ont lieu en permanence dans l’industrie de la mode, et à nommer plusieurs marques importantes qui ont (étonnamment) fait des choses formidables au nom de l’équité
Je ne peux pas dire assez de choses positives à propos de ce livre de mode éthique. J’en ai eu des frissons par moment mais cela m’a aussi réchauffé le cœur, en grande partie grâce au fait de savoir qu’un livre comme celui-ci existe enfin. 
Un Américain moyen achète 48 nouveaux produits par an. Si seulement un de ces produits était acheté d’occasion, l’énergie équivalente à environ 2 litres d’essence pourrait être économisée, à cause de toute l’énergie utilisée dans la production et le transport des nouveaux vêtements. Si 1 Américain sur 10 remplaçait le prochain nouveau vêtement qu’il achetait par un d’occasion, l’énergie économisée pourrait faire voyager en avion tous les résidents d’Hollywood jusqu’à New York pour la Fashion Week
Si la plupart des Américains choisissaient un pantalon fabriqué sans teinture – Il y aurait assez de teinture pour recouvrir la ville entière de Chicago d’un liquide coloré. 
L’achat d’un T-shirt et d’un jeans fabriqués avec 100% de coton biologique, élimine au moins 150 grammes d’engrais, de pesticides, et d’herbicide de l’environnement. Si 1 Américain sur 5 achetait un T-shirt fait avec 100% de coton biologique au lieu d’un fabriqué de façon conventionnelle avec du coton cultivé aux États-Unis, cela empêcherait les étendues d’eau douce, les écosystèmes et les garde-robes de ce pays d’être pollués par environ 50 000 tonnes de substances agrochimiques. 
La façon de produire une mode durable est sur le point de changer la mode et de l’imprégner avec des valeurs et des priorités durables. Si la mode durable était assimilée comme étant conventionnelle, on aurait un peu réussi notre mission. 
Le mouvement «Slow» implique certainement de se questionner sur l’expansion du matérialisme qui impulse notre économie. Dans sa forme courante, le capitalisme nous oblige à produire plus vite, peu importe le prix. En considérant les gens et l’environnement comme des atouts précieux, plutôt que comme des objets jetables, une alternative «Slow» pourrait faire fonctionner l’économie pour nous, plutôt que l’inverse. 
Il y a tellement de manières de penser sur la façon dont la mode écologique évolue en ce moment, et chacun a une opinion différente, mais une chose est sûre : la mode écologique ne produit plus de pantalons en chanvre. Il y a un large choix de produits innovants et de styles originaux qui sont produits proposés par cette nouvelle industrie de la mode. 
Les vêtements sont devenus tellement remplaçable qu’ils sont considérés comme des déchets
C’est incroyable de penser qu’il y a 100 ans, lors de la naissance du prêt-à-porter tel que nous le connaissons, les femmes pouvaient dépenser 600 dollars pour un produit bas de gamme parisien. Aujourd’hui, une robe à la mode est moins chère qu’un sac de nourriture pour chien. Comment en sommes-nous arrivés là ? 
Si nous pouvons libérer nos imaginations et reconnaître que les produits créatifs qui favorisent la valeur à long terme dans notre société, bénéficient largement à nos entreprises, alors peut-être que nous allons arrêter de saboter nos perspectives durables dans ce secteur.

Rapport sur l’industrie de la mode : Créer des lignes de vêtements durables et de qualité 

Le but principal que tous les partisans de l’éthique – du durable – et de la Slow Fashion recherchent, est de créer un système de fabrication de vêtements plus durable, à tous les niveaux de la chaîne de production. Récemment, un fond investissement d’incidence mondiale et une entreprise de stratégie ont cherché et ont trouvé quelques solutions à ce défi colossal. Pour créer des lignes de vêtements durables, « Impact Economy » a rapporté quatre conditions qui façonnent l’industrie de la mode et a donné des recommandations pour la transformation de cette industrie, afin d'aller vers une mode plus respectueuse de l'environnement.

Le rapport souligne quatre conditions clés qui donnent l’opportunité de créer un système de production de vêtements durables
L’insécurité et de mauvaises conditions de travail sont devenues de plus en plus visibles depuis l’accident qui s’est produit à Rana Plaza au Bangladesh plus tôt cette année, si bien que cela a déclenché la réaction d’un acteur de l’entreprise. 
Les solutions qui marchent sur une échelle limitée, amélioration les conditions de travail et de la performance environnementale ont été prouvées. De plus, l’importance globale de la productivité des ressources ne cesse d’augmenter. 
La Fast Fashion et la restructuration de l’industrie, avec des pays comme la Birmanie représentants les nouvelles frontières en matière de production de vêtements, s’ajoutent à l’importance d’un modèle de croissance durable pour cette industrie du vêtement.
Les composantes de la solution industrielle commencent à apparaître mais n’ont pas encore été converties en transformation de l’industrie textile. Le problème est systémique, et une réponse au niveau du système qui capitalise sur les principaux leviers du système, plutôt que de simplement traiter les symptômes, reste absente. 
Les consommateurs et les adeptes de l’industrie de la mode sont devenus terriblement conscients des effets considérables que le monstre de l’industrie textile a sur la main-d’œuvre mondiale, l’environnement, et l’économie. Il y a cependant une petite entente sur la meilleure façon d’unifier et de réglementer les efforts de l’industrie de la mode tout en améliorant les conditions de travail des travailleurs qui font nos vêtements. Dans cet article, le Dr. Maximilian Martin met l’accent sur des exemples réels de production et de vente qui remettent en question les modèles stratégiques et les changements tangibles que l’industrie pourrait entreprendre. 
En voici un court extrait : 
L’une des plus vieilles industries du monde a hélas souvent fermé les yeux sur ses impacts sociaux et environnementaux. Il manque toujours à cette industrie une vision globale durable. Le Bangladesh et l’industrie en général sont surveillés de près depuis l’accident d’Avril 2013, qui a tué 1 133 travailleurs de l’industrie du vêtement, lorsque l’usine textile à Dhaka s’est effondrée. Le défi auquel l’industrie doit maintenant faire face est de déterminer ce qu’il faut faire pour construire une chaîne de production durable où les conditions environnementales et de travail sont aux normes au lieu d’être des exceptions, faisant des industries du textiles et des vêtements les plus rapides de toutes les autre chaines de production. Des actions sont nécessaires au Bangladesh, et les autres pays peuvent servir de guides vers une industrie mondiale de la mode durable. Mais nous devons toujours identifier quels pays sont les mieux placés pour ce rôle. L’industrie de la mode et du textile joue un rôle clef dans beaucoup d’économies émergentes et trouver des solutions est primordial. Au Bangladesh seul, résident environ 160 millions de personnes, l’industrie représente environ 20% du PIB, 80% des exports et plus de 4 millions d’emplois directs.

MISTRA Future Fashion 
Si la mode durable vous intéresse, alors le projet «MISTRA Future Fashion» devrait vous intéresser aussi. Créé pour mener des recherches et des expertises dans le domaine de la mode durable, et fondé par MISTRA, la fondation pour la recherche stratégique en matière d’environnement (www.mistra.org), a tenté de «fournir des recommandations qui pourraient être utilisés par l’industrie de la mode suédoise» mais ce qu’elle a recommandé dans son rapport peut nous être utile à tous. 
Dans son étude la plus récente : « l’expérience SocioLog.dx : une expertise mondiale de la mode durable», un panel d’experts ont été interrogé à propos des obstacles mais aussi des solutions concernant la durabilité de l’industrie qui peuvent réadapter notre industrie de la mode.

En Mai 2013, la Copenhagen Business School (CBS) en collaboration avec Gfk (Croissance de la connaissance), ont conduit une étude mondiale sur la mode durable, qui parle essentiellement d’améliorer l’empreinte sociale, environnementale et économique de toute la chaîne de production (le design, la fabrication, le transport, la consommation, etc.). Durant cette manifestation de cinq jours, un forum en ligne (SocioLog.dx) a été créé, où 36 experts d’entreprises, d’académies et de sociétés civiles ont partagé leurs idées sur la mode durable, concernant les nouveaux matériaux, les collaborations, les modèles de consommation ou encore les options politiques. L’expertise est une part de la Mistra Future Fashion, un programme de recherche international ayant pour vocation d'amorcer des changements dans le système, sur la durabilité de l’industrie de la mode. Les experts participants à l’enquête ont dépeint la mode conventionnelle comme étant en situation de crise, en terme de durabilité. Ils ont aussi exposé beaucoup de solutions innovantes pour faire face aux défis sociaux et environnementaux que l’industrie de la mode doit affronter.

En plus de cette étude, ils ont plusieurs bons documents de recherche, qu’il est essentiel de lire et des projets en cours qui tardent à voir le jour comme : « la réutilisation, le recyclage et la fin de vie des objets », « la consommation durable et le comportement du consommateur : les résultats de l’étude de la consommation et la durabilité en matière de mode parmi de jeunes suédois », et d’autres.

L’avenir de la mode durable semble radieux

Certains mouvements de masse de la Slow Fashion (ou mode éthique) peuvent être considérés comme une régression, mais pour la majeure partie, ce sont des changements fondamentaux des modes de penser. Les gens se soucient vraiment de l’environnement, ils soutiennent les entreprises qui ont un objectif éthique solide (LA MODE EQUITABLE par exemple !). Les consommateurs ont aussi commencé à utiliser une grande diversité de produits faits à la main. Il y a eu une grande affluence de personnes à aller sur le site Etsy pour soutenir les petits fabricants, et les activités de tricot et de couture ont beaucoup de succès. Une culture de la consommation responsable et de la création s’enracine ! Même le stigmate qui était associé aux magasins d’occasion a commencé à disparaitre. L’Association des Professionnels de la Revente (NARTS) affirme que la revente a augmenté de façon exponentielle depuis 2006. La revente est nouvellement vue comme une activité agréable à faire un après-midi de week-end et comme une bonne façon de se faire un peu d’argent en revendant de vieux vêtements, et en rafraîchissant sa garde-robe pour pas cher. La revente est une nécessité pour les gens qui manquent de moyens.
Acheter des produits d’occasion est l’une des meilleures façons de pratiquer la consommation consciente. Donner et acheter, expédier les produits, ainsi que les magasins vintage sont une excellente façon de prolonger la durée de vie de beaucoup de vêtements, en leur donnant une seconde chance, et en les gardant loin des décharges.
Actuellement est une époque très spéciale pour la mode durable. Maintenant lorsque je dis aux gens que j’écris à propos de la Slow fashion, je n’ai plus à expliquer les notions fondamentales de ce concept. Partout, les gens ont entendu parler du mouvement « Slow » d’une façon ou d’une autre : la nourriture « Slow », la mode « Slow » et même la lecture « Slow ». C’est rafraichissant d’avoir des conversations avec différentes personnes sur le fait de ralentir la consommation en général, et d’essayer d’avoir une vie plus calme. Ils sont souvent conscients de leur mode de vie et essaient d’y introduire la Slow Fashion.
Les consommateurs sont en train de changer la manière dont ils achètent et l’industrie est en pleine progression. L’avenir de la mode durable semble effectivement radieux.

Ayez ce que vous aimez, aimez ce que vous avez

Imaginez remplir votre garde-robe avec des vêtements que vous ne voudriez jamais enlever. Cela signifie que ça serait la combinaison parfaite de style, le confort, et bien sûr la qualité, de sorte que vous pourriez les porter des centaines de fois. Cela signifierait aussi, que vous ne porteriez plus un regard vide sur votre garde-robe, ne sachant quoi porter, parce que vous aimeriez TOUT ce que vous auriez !
Vous pouvez avec une garde-robe que vous aimez, mais cela prend un peu plus de temps et de concentration pour trouver les bons produits, en achetant de façon réfléchie. En prenant plus le temps à réfléchir à l’achat de chaque vêtement, peut-être que 80% de votre dressing ne sera plus bourré de choses que vous n’aimez plus.
La consommation consciente signifie quelque chose de différent pour chacun de nous. Certains pensent au commerce équitable, d’autres à des vêtements vintage de haute-qualité, fabriqués localement et biodégradables, d’autres encore sont obligés d’acheter des produits bon marché, ou une combinaison de tout cela ; mais peut-être que le plus important est que cela soit quelque chose que vous aimez. Plus besoin de courir au centre commercial pour une petite « thérapie par le shopping » ou d’acheter quelque chose pour une seule occasion, mais partez à la chasse de produits qui vous vont très bien, et qui s’adaptent à votre mode de vie. Le point bonus est que cela réduit le nombre de retours par les « acheteurs atteints de remords ».
Si le vêtement que vous choisissez est un reflet parfait de votre personnalité, il sera intemporel dans votre garde-robe. Cela peut impliquer de choisir une seule parfaite chemise plutôt que plusieurs bon marché et à la mode, mais il y a une justification logique (que ma mère m’a apprise et qui est importante pour le personnage de fiction Carrie Bradshaw également) : il faut diviser le prix du vêtement par le nombre de fois où on l’a porté.
Par exemple : Imaginons que vous craquez pour un beau jeans à 400 euros, qui se marie remarquablement bien avec le reste de vos vêtements, créant peut-être des dizaines de combinaison différentes avec les produits que vous possédez déjà, et que vous pouvez le porter deux fois par semaine. Ce pantalon vous coutera 50€ chaque fois que vous le porterez le premier mois. Mais c’est un très bon pantalon, et il va durer plus longtemps que ces autres pantalons bon marché que vous avez achetés à 25€. Donc en prenant en compte les saisons (vous n’allez pas le porter toute l’année), nous pouvons estimez que vous le porterez au minimum une fois par semaine pendant 8 mois, ce qui revient à 32 fois par an : il ne vous coûtera à ce moment-là que 6€ quand vous le porterez. Les pantalons de qualité vous durerons même plus de 2 ans normalement (les vêtements provenant de magasins discounts, deviennent délavés, usés ou déformés après que vous l’avez porté puis lavé de 5 à 20 fois). Lors de la troisième année, le beau pantalon vous coûtera moins d’un euros chaque fois que vous le porterez. Alors ce n’est pas si cher, n’est-ce pas ? Rassurez-vous, nous ne vous demandons pas de remplir votre garde-robe avec seulement des Jimmy Choo, vous ne pourriez pas payer votre loyer, mais parfois la meilleure qualité est… meilleure !
Laver et porter vos vêtements abîme peut-être le tissu, mais nous vivons dans ce que nous aimons, alors porter et abîmer est une partie inévitable de l’équation, mais en les lavant soigneusement et en les réparant, vous prolongerez la vie de n’importe quel vêtement.
En fait, ces petites étiquettes à l’intérieur des vêtements sont plus que des conseils. Les instructions de lavage sont basées sur des tests très sérieux, sur la résistance du produit à différentes conditions de lavage, selon les normes établies par l’association américaine des chimistes et coloristes du textile (AATCC) et ASTM International. Toutes les différentes méthodes de coloration sont évaluées avec chaque méthode de lavage. Alors quand une étiquette dit : « Lavage à la main, faire sécher à plat », ne repassez pas et ne nettoyez pas à sec uniquement, tenez compte des instructions ! Si vous le jetez dans la machine à laver avec vos jeans et le faites sécher de manière classique, le résultat final ne sera probablement pas beau. Vous pouvez vous retrouver avec un de vos vêtements préférés qui a rétrécit, qui s’est déchiré, ou qui est tout simplement mal ajusté après cette négligence. Bien sûr il faudra un peu plus de temps pour laver tous les différents vêtements, mais les résultats en valent la peine ; de plus, c’est pourquoi des marques de lessives vendent des produits adaptés à chaque couleur comme Woolite ou Dryell. Vous pouvez donc laver vos vêtements de façon plus intelligente, mais pas plus difficile.
Pour un petit cours de rappel sur décryptage des étiquettes de lavage, ouvrez ce PDF : « Textile Affairs Laundry Guide to Common Care Symbols ».
Savez-vous que le temps et l’argent dépensés à réparer un vêtement sont beaucoup moins importants que ceux dépensés à faire du shopping pour le remplacer ? Réparer est une bonne façon de garder les vêtements que vous aimez en bon état, en faisant beaucoup moins d’effort que l’on pense.
Que vous soyez une couturière expérimentée ou que vous préféreriez payer le pressing pour réparer vos vêtements : recoudre des boutons, faire des ourlets ou même remplacer les fermetures éclaires cassées ne prend pas beaucoup de temps ni d’argent. Les pressings facturent de 5 à 20 euros la plupart des réparations, pas si mal comparé au coût d’un nouveau vêtement ou au temps passé à faire du shopping pour l’acheter. Réparer les objets peut leur donner une nouvelle vie, peut-être qu’une vieille chemise peut être raccommodée et ajustée après une récente perte de poids. Peut-être qu’un vieux pull ou une vieille chemisette peuvent être améliorés avec l’ajout de nouveau boutons ou d’objets fantaisie comme des perles. Les différentes options ne sont limitées que par vos compétences et votre imagination.
Rappelez-vous seulement que de transformer votre garde-robe en une magnifique collection ne se fait pas en une nuit, la clef est : d’aller doucement, de bien réfléchir avant de faire de nouveaux achats, et de prendre bien soin des vêtements que vous aimez.

La quinzaine du commerce équitable : du 28 février au 13 mars

Cette année, l’évènement le plus médiatisé et le plus apprécié de la fondation du commerce équitable va faire du bruit et en sera fier. La campagne « Show Off » est tout sauf timide et en retrait, comme ses partisans sont encouragés à propager la notion de Commerce Équitable, en utilisant toutes les formes de communications, en se focalisant sur le pouvoir écrasant de la cohésion de la communauté et des réseaux sociaux. 
L’équipe qui organise la conception a mis au point une remarquable collection de bannières, de cartes postales et de dossiers d’information sur le commerce équitable pour amuser et inspirer, y compris un label : « Fairtrade banana smile » pour montrer votre fierté de pratiquer le commerce équitable. Les partisans mettent en avant leur label « Show Off » lors d’évènements de bienfaisance, dans un mouvement qui marque clairement la fin de la campagne timide et tranquille pour l’éthique verte
Cette nouvelle campagne nous encourage à nous lever et à nous faire entendre. Avec tous les « Coffee mornings », les tournois de rugby, les ateliers artisanaux et les dégustations de vins déjà inscrits dans le calendrier de la quinzaine du Commerce Équitable, il est évident que la direction plus agressive et extravertie n’annonce que de bonnes choses pour le message de la campagne.

Cette année, on a pu observer l’émergence de certains restaurants engagés dans des évènements comme la journée des plats issus du commerce équitable, et il va y avoir un record battu : la fondation Fairtrade demande à ses partisans d’acheter un bout de guirlande aux couleurs vives et de former la plus longue guirlande jamais vue. C’est donc un « bonjour » à l’esprit vif de la communauté et « aurevoir » aux murmures polis sur la possibilité d’un changement. 
Comme toujours il y a un intérêt important sur les questions d’inégalité concernant les droits des travailleurs dans l’industrie du coton
La mode éthique veut résister et se faire entendre. Avec l’encouragement de la fondation Fairtradeles produits de mode durable qui sensibilisent ont radicalement été améliorés et les grandes enseignes ont dû prendre exemple sur eux. ASOS a lancé une collection de prêt-à-porter de chandails en coton issu du commerce équitable, Marks & Spencer a introduit des vêtements de nuit en coton bio également issu du commerce équitable dans sa gamme « Per Una » et Tesco a accepté de doubler le nombre d’uniformes en coton issu du commerce équitable dans ses stocks. 
Cette année, la grande surprise du commerce équitable est Topshop. L’entreprise a annoncé la sortie d’une gamme de vêtements de fête fabriquée avec du coton bio issu du commerce équitable et qui sera révélée sous l’égide de la quinzaine du commerce équitable. Cependant les médias britanniques qu’il est difficile de vérifier les fournisseurs de coton des entreprises pour prouver la légitimité de ces affirmations après le refus persistent du PDG de Arcadia, Philip Green, de signer l’ »Éthical Trading Initiative (ETI) ». Sa réticence à s’impliquer dans l’ETI, alors que d’importantes marques haute-gamme y prennent part, dont Fat Face, River Island, Red or Dead, ASOS, Moonsoon et New Look, a incité les journalistes du monde de l’écologie à enquêter sur le fonctionnement interne de l’entreprise. Après les derniers avertissements sur les entreprises sans scrupules faisant de la publicité mensongère sous le couvert de la sensibilisation au cancer du sein, il y a toutes les chances pour que nous ne soyons bientôt plus capables de faire confiance aux liens suggérés avec le commerce équitable. Espérons que Topshop pourra éclaircir les questions soulevées et que le succès incontestable de la gamme conduira Monsieur Green a repensé son rejet de l’ETI. 
Rejoignez la quinzaine du commerce équitable sur Facebook et n’oubliez pas d’ajouter les Twibbons à votre photo de profil Facebook et Twitter. Slow Fashioned se joindra aux efforts en postant des articles sur le commerce équitable, alors restez connecté !
Comment allez-vous vous impliquer dans la quinzaine du commerce équitable ?

De l’or issue du commerce équitable pour les alliances du mariage royal

La future femme du Prince William, Kate Middleton est actuellement en possession d’une bague avec deux énormes saphirs et diamant, qui appartenait à la défunte Lady Diana, pour symboliser les noces imminentes qui auront lieu en Avril. Cependant, les temps ont changés depuis la prétentieuse et immense opulence royale des années 80, et il se trouve que les bijoutiers responsables de cette étincelante bague ont formellement émis auprès du jeune couple, la possibilité que les alliances soient faites d’or issue du commerce équitable. L’entreprise Garrard, ainsi qu’un groupe de 20 autres bijoutiers haut de gamme, sont les premiers à stocker le nouvel or, qui promet un traitement équitable des mineurs et une considération pour l’environnement. Cet or est un concept majeur, révolutionnaire et historique et va attirer l’attention sur les conditions catastrophiques des artisans et des petits mineurs en Amérique du Sud. 
La mine centrale de Bolivie est composée d’un effectif de 88 familles. Cette mine, de 850 mètres de profondeur, près de la forêt tropicale de Yungas, s’est vue acheté ses droits fonciers par une coopérative commerce équitable, qui travaille aux côtés d’autres organisations de commerce équitable et qui adhère à des directives environnementales strictes. Le lancement de cet or était le jour de la Saint Valentin lors d’une digne célébration de notre capacité de plus en plus élevée à montrer de l’amour à toute la communauté internationale, même avec le plus extravagant des achats. Le couple Royal a déjà demandé qu’au lieu des traditionnels cadeaux de mariage, des dons soient faits à des organismes de bienfaisance, il semble donc qu’il y ait toutes les chances qu’ils rompent avec la tradition et montrent au monde que la vie des mineurs a de l’importance. Croisons les doigts.

La fête de la Terre en Avril

La fête de la Terre est un jour férié international – mais pourquoi célébrer la Terre seulement un jour ?!? Nous devons penser aux impacts sur l’environnement tous les jours ! Le réseau de la fête de la Terre a mis en place un engagement essayant d’atteindre un milliard de « gestes verts ». Ce n’est pas un poisson d’Avril, ils visent vraiment les un milliard de signatures. Les gens partout dans le monde signent en indiquant leurs intentions : ramasser des déchetsplanter un arbre, faire un don à une organisation de bienfaisance environnementale, choisir le commerce équitable, prendre leurs propres sacs réutilisables au supermarché, utiliser moins d’eau, diffuser un message de protection de l’environnementmanger des produits locaux, et d’autres choses encore… Une personne s’est même engagée à planter 3 000 arbres en Tanzanie ! 
J’adorerais nous voir tous célébrant la fête de la Terre, tout au long du mois d’Avril en consommant simplement de façon consciente – Allez la Slow Fashion ! Il y a pratiquement un million de façons de pratiquer la Slow fashion… Vous pouvez acheter d’occasion, vendre vos anciens vêtements dans un magasin spécialisé, réparer un vieil objet pour lui donner une seconde vie, être créatif et fabriquer quelque chose (avec la couture, le tricot ou le crochet), choisir des fibres durables et organiques (comme le chanvre), privilégier la qualité à la quantité… ou simplement acheter moins !
Prenez votre engagement le jour de la fête de la Terre ou durant tout le mois, pour avoir un effet positif sur l’environnement, de la manière dont vous le pouvez. 
Ajouter le « Slow Fashionned Earth Month » comme Twibbon ou comme photo de profil sur Facebook ou Twitter pour montrer votre engagement à ralentir votre consommation le mois de la fête de la Terre – Comment allez-vous célébrer le mois de la Terre ?

Des fragments textiles, vieux de 12 000 ans

La semaine dernière j’ai trouvé un article sur Ecouterre, à propos de fragments textiles trouvés dans une grotte au Pérou sur les hauts plateaux des Andes : 
« Les fragments textiles, vieux de 12 000 ans retrouvés dans une grotte au Pérou, sont les plus vieux d’Amérique du Sud ». 
Bien que ces fragments aient été retrouvés il y a plusieurs décennies, les scientifiques ne parvenaient pas à les dater jusqu’aux récents progrès technologiques. En utilisant un accélérateur spectrométrique de masse (une méthode qui mesure la désintégration des isotopes radios) pour calculer leurs âges, les scientifiques estiment qu’ils datent de 11 080 à 12 100 ans.

Les scientifiques pensent que ces fragments sont des restes de tissus qui étaient peut-être utilisés pour faire des sacs, des paniers ou de la literie, faits de fibres naturelles animales ou végétales. Ces fragments naturels ont d’une certaine façon été protégés des ravages des éléments, par la grotte de Guitarrero. Cela me fait réaliser que si ces fragments de textiles naturels (et naturellement biodégradables) peuvent durer des milliers d’années, alors les millions de tonnes de textiles créés par l’homme (en polyester, en rayonne, acétate etc. qui ne sont pas biodégradables) qui sont jetés à la poubelle chaque année sont encore là pour beaucoup plus longtemps. Les décharges ne permettant pas aux déchets de se décomposer correctement – Les ordures sont rassemblées dans des sacs plastiques aseptisés et empilés, si bien que l’eau, l’air et la lumière n’y pénètrent pas et donc n’aident pas à la décomposition naturelle. Je suis stupéfait à l’idée de penser aux centaines ou aux millions d’années qu’il va falloir pour décomposer nos textiles modernes. Je crois que ces textiles sont un avertissement, qui nous dit de changer nos façons de faire. Nous devons cesser de penser que tout est jetable et plutôt envisager nos possessions comme des ressources limitées et qui doivent être réutilisées. Nous devons ralentir notre consommation – réduire, choisir des produits anciens ou d’occasion – réutiliser, et envisager nos « déchets » comme des ressources pour des nouveaux matériaux – recyclés et réutilisés.

« Refashion for life » : rencontre avec les organismes de bienfaisance


« Refashion for life » est une nouvelle exposition sur la mode éthique, passionnante, qui présentera des articles de mode recyclée ce dimanche 15 mai, de 14h à 17h, à la galerie d’art de Rembrandt Yard, dans le centre-ville de Boulder. 
Hier nous vous avons présenté les designers Benjamin Ballerina, Maggie Evans Designs et Effie (lire « Meet the Designers »). Pour cette édition spéciale de la Slow Fashion, nous souhaitons vous présenter les organisations à but non lucratif et leur dévouement à la prévention en matière de suicide chez les adolescents : « Colie’s Closet » ainsi que « Second Wind Fund of Boulder Country », en coopération avec « Sent(a)mental Studios » et le « Gay and Lesbian Fund for Colorado ». 
C’est un important groupe d’organisations et de personnes qui ont combiné leurs efforts non seulement pour organiser le spectacle « Refashion For Life » - mais aussi pour sensibiliser les gens à l’intimidation et le suicide chez les adolescents, pour la prévention et la guérison.

On peut se demander : qu’est-ce que la mode éthique et la prévention du suicide chez les adolescents ont en commun ? Tout simplement, ils traitent tous deux de l’avenir et de la célébration de la vie. En recyclant des vêtements nous essayons de réduire nos déchets pour protéger le fragile écosystème de notre planète en laissant nos déchets textiles dans nos sites d’enfouissement – Le suicide a ôté la vie à beaucoup de gens, grâce à une nuit de mode durable et de fête, notre but est de récolter de l’argent destiné à la prévention du suicide, pour aider nos jeunes en leur montrant la possibilité d’un avenir meilleur.

Qu’est-ce que la «Slow Fashion»?

Un aspect constant de la mode change. Chaque saison, les tendances changent la couleur préférée, la silhouette, la matière etc. – l’artificiel dictant l’obsolescence des vêtements. Au cours des dernières décennies, les tendances en matière de mode ont été changées à un rythme plus rapide grâce aux avancées technologiques de production, diminuant le temps entre la conception et la vente. Cette accélération des tendances et du temps entre la conception et la vente est appelée par beaucoup la «Fast Fashion». La «Fast Fashion» a bien souvent tendance à être de moins bonne qualité, conçue pour n’être portée qu’une seule saison.
Le terme «Slow Fashion» a été inventé par Kate Fletcher en 2007 (Centre for Sustainable Fashion, Royaume-Uni). La «Slow Fashion» n’est pas une tendance saisonnière qui va et qui vient comme les imprimés léopards, mais un mouvement de mode durable qui s’intensifie.
La «Slow Fashion» tente de ralentir le changement climatique et d’obtenir un rythme de production plus durable.
Lorsque nous ralentissons, nous nous apercevons que nous n’avons pas besoin d’acheter de nouvelles pièces toutes les 6 semaines alors que les commerçants «Fast Fashion» nous y poussent. Nous devons faire un pas en arrière et réexaminer ce qui est bien pour nous. Participer au mouvement de la «Slow Fashion» ne veut pas nécessairement dire que nous devons tricoter nos propres chaussettes; nous devons simplement prendre des décisions plus responsables en ce qui concerne nos achats.

Qu’est-ce que le Slow Fashioned ?

Cela va au-delà de la mode, pour inciter les lecteurs à ralentir leur consommation et faire que leurs décisions à propos de leurs achats et de leur mode de vie soient plus responsables. Au lieu d’être enveloppé par le consumérisme, d’acquérir plus d’habits juste pour en avoir plus ; la Slow Fashion vous défie de réduire, de réutiliser, de recycler et de rejoindre le mouvement «Slow».

Notre mission est la suivante :
Éduquer, inspirer et influencer le changement dans l’industrie de la mode en encourageant les consommateurs à ralentir et à prendre des décisions plus réfléchies à propos de leur consommation.
Ralentir et apprendre quelque chose d’intéressant et d’important sur le mode de vie Slow Fashioned – La qualité avant la quantité !

Le mouvement de la «Slow Fashion»

En l’honneur du mois du «Made in America», nous avons fait quelques recherches et parlé à certains experts pour en apprendre plus au sujet du florissant mouvement de la «Slow Fashion» aux États-Unis. 10 marques/ enseignes le font très bien en gardant leur production locale, durable, de haute qualité et… lente.
Décembre est un mois important pour l’industrie de la mode et du commerce – et pas seulement à cause du bruit de la caisse enregistreuse durant les soldes de Noël. Vous ne le savez probablement pas mais Décembre est aussi le mois du «Made in America».
Le premier mois du «Made in America» fût créer en 1985 sous Ronald Reagan. Son but est d’encourager les consommateurs à acheter des articles produits localement aux États-Unis. Produire à l’étranger, où la main-d’œuvre est bien moins chère, ne contribue pas uniquement au taux de chômage de notre pays mais également à ce que les ateliers clandestins et les usines avec de mauvaises conditions de travail restent en marche. Inutile de dire que le mouvement du «Made in America» est plus important que jamais –surtout car il montre la voie vers un mouvement plus important et plus ouvert : la «Slow Fashion».

Le terme «Slow Fashion», créé en 2007 par une conseillère en design durable, Kate Fletcher, décrit une approche concernant les vêtements et la mode qui est résolument opposée au rythme (toujours plus rapide) de la «Fast Fashion».

La «Slow Fashion» comprend la mode durable, mais ce serait avoir une vision trop étroite de la résumer à un supporter des Tee-shirts biologiques.» affirme Elizabeth Cline, auteure de Overdressed : The Shockingly High Cost of Cheap Fashion.

«Il s’agit du consommateur qui devient conscient de l’ensemble du processus – depuis la conception jusqu’à la vente, depuis l’utilisation du produit jusqu’à sa capacité à être réutilisé. Le problème avec les mouvements comme la mode verte (et les autres mouvements), c’est qu’ils sont toujours focalisés sur les articles consommés, alors que la «Slow Fashion» se focalise sur le cycle complet de production», déclare Hazel Clark, chaire de recherche en mode à Parsons.

«Il faut renouer avec nos vêtements, au lieu de les voir comme des tendances passagères ou comme des objets jetables. Il faut retrouver le plaisir d’acheter des vêtements bien faits, au design intemporel, être capable de reconnaître la qualité, raccommoder et accepter de prendre soin de votre garde-robe», affirme Cline.

Faire que les consommateurs achètent moins n’a pas vraiment l’air d’aller de pair avec le fait de concevoir une collection de vêtements – mais en réalité, il y a un nombre de designers croissant qui ne font que ça.
«Certains designers font des choses vraiment intéressantes…fabriquant des vêtements pour toutes les saisons, utilisant des tissus très agréables, et pensant au-delà des cycles de mode de 3 semaines de la Forever 21 (chaîne américaine de prêt-à-porter)», déclare Clark.

Prendre en conscience le coût caché de vos vêtements

Lors de la récente tragédie du Rana Plaza au Bengladesh le mois dernier : plus de mille personnes ont été tuées, beaucoup ont été blessées et des milliers de familles des victimes ont été touchées. Le drame à Savar est juste le dernier d’une série de problèmes incluant les incendies, les maladies ou autre, dans des usines de vêtements semblables en Asie ces dernières années (ainsi que des articles des fabricants exposés à une extrême pollution et à l’utilisation de produits chimiques dangereux lors de la production). Ces catastrophes ne font pas toujours la une du Times, mais elles renvoient un message clair : elles montrent la réalité du système de production des habits, nos habitudes de consommation qui font que ce système continue de fonctionner, et c’est là, la part cachée du prix de nos vêtements.

Dans le sillage du bâtiment effondré de Rana Plaza, les commerçants ont tenté de se dédouaner de la responsabilité de ces situations : en se retirant de certaines entreprises de fabrication soupçonnées de pratiques douteuses et en constituant des fonds d’aide aux victimes après coup. Pendant que nous félicitons beaucoup de commerçants qui ont soulevé des fonds pour aider les victimes et leurs familles, un réel changement sur l’entière industrie de la mode doit être fait, et cela commence avec vous !

Cette chemise que vous portez coûte beaucoup plus que ce qui est indiqué sur l’étiquette. Les coûts cachés de tous les biens que nous consommons sont perdus au milieu d’un nuage superficiel de prix, de la valeur perçue, de notre convenance et des tendances. Cela semble tellement chic sur le porte manteau, et même encore mieux quand vous le portez, mais est-ce que vous regardez l’étiquette pour voir d’où ce produit vient, ou même pour savoir quelque chose sur l’éthique ou les normes de production du fabricant ?

Le « coût caché » fait référence au prix au-delà du produit, comme la fabrication et la marge bénéficiaire (qui ne figurent pas sur l’étiquette). Les coûts cachés incluent : les normes du niveau de travail, le nombre d’heures-personne (ce qui inclue la production de matières premières, la production de textile et l’assemblage), ainsi que les facteurs environnementaux (comme les pesticides utilisés dans les plantations de coton et les ruissellements industriels lors du processus de coloration).

Lorsque la tragédie au Bengladesh s’est retrouvée en première page des journaux, les millions de gens qui n’étaient pas au courant de la provenance de leurs vêtements furent immédiatement touchés. Ils furent stupéfaits, car ils avaient seulement une petite idée de l’endroit d’où venaient leurs habits et le nombre de personnes qui étaient impliquées dans le processus de fabrication. Il est maintenant temps de repenser votre place au sein du système de consommation et de faire attention aux coûts cachés de vos vêtements.
Quel sont les coûts cachés de vos choix ? Etes-vous en faveur du travail infantile ? Ou des mauvaises conditions de travail ? En faveur de la pollution ? Etes-vous seulement conscient du problème au lieu d’être une partie de la solution ?
Ralentissez. Pensez.

Réalisez le coût caché de vos vêtements : un an plus tard

Aujourd’hui est l’anniversaire d’une des plus tristes tragédies récentes que l’on aurait pu éviter : le 24 avril 2013 – plus de 1 100 hommes, femmes et enfants ont été tués et bien plus ont été blessés lorsque le complexe d’usines de la Rana Plaza s’est effondré à Dhaka au Bengladesh.
Le complexe de Rana abritait une banque, plusieurs magasins ainsi que plusieurs usines séparées de vêtements, soit environ 5 000 personnes travaillant pour des marques de vêtements comme par exemple: Benetton, Le Bon marché, The Children’s Place, Primark ou encore Wal-Mart. Bien que plusieurs fissures aient été signalées, au niveau le plus bas du bâtiment le 23 avril 2013, il fût ordonné à tous les employés de retourner au travail le jour suivant. Craignant la perte de leurs salaires et de leur travail, les employés ont monté les escaliers le jour suivant.

Cette tragédie est considérée comme la plus meurtrière des accidents d’usine de vêtements de l’histoire et a mis en lumière la prospère industrie de la mode.

Dans les mois qui suivirent la catastrophe, l’industrie de la mode fût pointée du doigt de toute part. Les autorités ont rapporté avoir arrêté et condamné les propriétaires de l’usine de vêtements. Les travailleurs ont manifesté pour de meilleures conditions de travail et des salaires plus élevés ; plusieurs entreprises ont même mis en place des fonds pour dédommager les familles des victimes d’une certaine manière. Alors qu’une équipe officielle d’inspection a été créée pour vérifier les autres usines au Bengladesh, il a été rapporté qu’elle avait peu, voir pas d’autorité pour influencer et changer les douzaines de manquements observés dans les différentes usines de vêtements. Malheureusement, beaucoup d’efforts n’ont eu que peu d’effets durables dans les usines de vêtements au Bengladesh, et même dans l’industrie de la mode en général.

La vie a continué ailleurs dans le monde, et malheureusement notre attention a été détournée vers d’autres choses.

Aujourd’hui nous vous demandons de prendre un moment pour penser à ceux qui ont perdu la vie, ceux qui ont perdu leur gagne-pain et ceux qui ont perdu des personnes qu’ils aimaient ; nous vous demandons de mesurer le réel coût des vêtements que vous portez, acheté si aisément au centre commercial mais qui ont été faits par le même travailleur, probablement dans de mauvaises conditions de travail ; nous vous demandons de réfléchir aujourd’hui et demain à propos de vos achats et à la façon dont vos choix influence l’industrie de l'habillement qui répond à vos besoins, vous, le consommateur.

La Fast Fashion et les conditions d’usine

Les médias traditionnels semblent ne plus beaucoup parler des usines de vêtements (se gardant de préciser que la production et les emplois sont déplacés dans d’autres pays) ; et malgré le fait que beaucoup d’efforts ont été faits pour améliorer les conditions de travail, pour stopper le travail des enfants et les ateliers clandestins – parfois les conditions sont loin d’être idéales.
On nous donne même une image idéalisée des usines de vêtements : des hommes et des femmes travaillant dans des uniformes blancs impeccables, souvent avec des masques et des chapeaux dans une usine propre, bien rangée et bien-éclairée. Une image de gens comme vous et moi, gagnant leur vie en pratiquant un métier qu’ils maîtrisent.

Comme l’image pittoresque de la laitière fabriquant votre yaourt, mais malheureusement toutes les usines de vêtements (ou toutes les entreprises laitières dans le cas précédant) ne correspondent pas à cette description. Certaines usines de vêtements n’ont pas de bonne ventilation, ce qui nécessite de longues heures obligatoires en plus, le taux cible et un nombre de pièce sont imposés (mots sophistiqués qui remplacent le « quotas » interdit), incitant les installations dangereuses et sales, ainsi qu’un espace de travail très réduit et un salaire très bas. Tous ces « besoins d’espace » font partie du système de la Fast Fashion.

Nous souhaitons vraiment féliciter des entreprises comme Sunrich Garment ou Stonyfiels pour leurs efforts visant à fournir des environnements de travail propres et sûrs, mais récemment certaines usines de vêtements pas si idéales ont fait les gros titres :
Le lien entre le denim et la mort 
Une maladie professionnelle mortelle prend de l’ampleur en raison des conditions dans lesquelles est effectué le sablage manuel des jeans.
Zara est accusé d’autoriser le travail forcé / Forbes
Le rapport de Forbes sur les conditions du travail forcé présumé dans 30 des usines Fast Fashion du géant Zara : la sous-traitance des usines de Zara au Brésil.
Des centaines d’évanouissement de masse dans une usine au Cambodge / Reuters
Près de 300 cambodgiens se seraient effondrés alors qu’ils travaillaient dans une usine qui fournit H&M.
On a rapporté des évanouissements dans une usine / Le Phnom Penh Post
Plus de 50 travailleurs d’une autre usine ont souffert de surmenage à cause des heures supplémentaires et de la ventilation bloquée.
14 marques ont été testée positives à des produits qui sont des perturbateurs hormonaux / Greenpeace
Greenpeace a établi une liste de 14 marques, dont H&M et A&F, après avoir testé la présence de produits toxiques dans leurs vêtements.
Des étudiants protestent contre les abus présumés d’une usine / Northwest Herald
Un groupe d’étudiants proteste pour mettre fin aux abus (dont des abus sexuels) dans une usine qui fournit Sears.

Fast Fashion : Le lien entre le denim et la mort

Lorsqu’un consommateur ordinaire admire un nouveau jean dont la matière a été sablée, il n’est pas au courant que son dernier achat en magasin a participé à la prolifération d’une maladie pulmonaire mortelle, la silicose. Faire attention à cela est devenu hautement souhaitable, en effet les jeans qui ont subi un traitement à base de sablage ont augmenté leurs prix de 180% par rapport à un denim ordinaire. Mais le coût réel ne vient pas de la poche des adeptes de la mode. Il vient des travailleurs qui utilisent des équipements de sablage, inconscients des effets néfastes pour leur santé. Ils utilisent souvent ces équipements dans de petits ateliers exigus sans appareils respiratoires. La très fine poussière de silice pénètre dans les poumons et cause des inflammations, des cicatrices dans le tissu pulmonaire, de sévères essoufflements et des fièvres. Les efforts physiques deviennent de plus en plus difficiles, les séjours à l’hôpital peuvent devenir nécessaires par manque d’oxygène, et dans les cas les plus graves, la silicose peut entrainer la mort.
Le Comité de Solidarité pour les personnes s’occupant du sablage en Turquie a été formé après qu’un médecin se soit interrogé sur les raisons possibles de l’augmentation significative de la maladie dans une petite région. Ils ont trouvé que 46 travailleurs dans le sablage dans les usines de confection de la région ont développé cette silicose, attirant finalement l’attention sur le fait que cette méthode dangereuse peut être fatale, mais le nombre de malades s’est porté à 1 000 en Turquie avant que cette méthode ne soit interdite.
La campagne « Clean Clothes » a lancé une manifestation pour que le sablage soit totalement interdit en 2010. Vous pouvez signez la pétition et lire les détails sur www.CleanClothes.org. 34 000 personnes l’ont déjà signé. Lévi-Strauss et H&M font partie des grandes marques à avoir annoncé publiquement l’interdiction de leur ventes, mais sans surprise, d’autres grandes marques sont très réticentes.
Les campagnes « Clean Clothes » et « Change.org » ont récemment porté à Dolce & Gabbana une attention toute particulière. Après avoir informé le service de publicité de Dolce & Gabbana, que l’entreprise recevrait une mauvaise publicité de la campagne « Clean Clothes » pour son inaction sur la question du sablage, la réponse de Dolce Gabbana était : « Merci pour l’information, mais ce n’est pas quelque chose qui nous intéresse ». Si vous avez besoin de plus de preuves que, pour la marque, il est acceptable que les gens meurent en fabriquant leurs vêtements, « Change.org » a rapporté que les messages du 5 Août, postés sur la page Facebook de D&G, demandant à la marque de cesser sa méthode de sablage, ont été supprimés.

Le « Versalette » - 1 vêtement, 15 façon de le porter


Les Versalette est un nouveau type de Slow Fashion, un vêtement polyvalent qui peut être porté de 15 façons différentes !
Née de l’esprit de deux aventurières chevronnées, Kristen Glenn et Shannon Whitehead, la réalisation de ce vêtement a commencé par une exploration de plusieurs matières, styles et de l’aspect durable. Décrivant leur périple pour créer cette marque de mode, le Versalette défie le paradigme de la mode et de la consommation. Elles ont découvert comment les habitudes d’achat des Américains affectent le reste du monde et ont façonné une nouveau type de mode écologique.
Le Versalette est la première pièce signature de ce qui promet d’être une grande marque Slow Fashion. Ce vêtement polyvalent a été dessiné en gardant à l’esprit l’aspect fonctionnel et durable et est fabriqué avec 100% de matières recyclées aux États-Unis – l’élément parfait et indispensable pour une garde-robe Slow fashion !
Bien que le Versalette ne soit pas encore dans les magasins, vous pouvez commander le vôtre et aider la révolution et l’évolution de l’industrie de la mode en soutenant leur campagne Kickstarter !

La Slow Fashion est de retour et plus forte que jamais


Après un long congé sabbatique, la Slow Fashion est de retour !
Durant notre temps libre nous avons réexaminé ce qui est le plus important pour le mouvement de la Slow Fashion. Maintenant, avec un nouveau sens des responsabilités et une motivation stimulée (grâce à nos chers amis et aux adeptes de la Slow Fashion) nous sommes prêts à faire plus. Nous aimerions partager avec vous, nos lecteurs, les principes et les ressources de la Slow Fashion, et avec un peu de chance, vous encourager à changer le monde en commençant par votre propre garde-robe.
En améliorant notre style rédactionnel, l’objectif de notre nouvelle version est plus affiné, et nos articles plus savants. Ci-dessous vous pourrez voir comment les nouveaux sujets sont divisés en de nouvelles catégories :
Les caractéristiques (les particularités des articles sur la mode éthique)
Les gros titres (les déclarations et les nouvelles sur l’industrie et l’environnement)
Les interviews (les interviews avec les designers, les auteurs etc.)
Les publications (les critiques de livres, les articles universitaires et les listes de lecture concernant la mode éthique)
Les ressources (les conseils de la Slow Fashion, les astuces et les ressources)
Les critiques (les critiques des designers de la Slow Fashion et des commerçants)
Et comme le dit notre slogan, nous recherchons « la qualité plutôt que la quantité ». Bien sûr, certains mois nous serons sans doute plus prolifiques que d’autres mais tout ce que nous posterons sera au moins de bonne qualité. Vous remarquerez que nous avons fait du ménage sur le site également, non seulement pour qu’il ait une apparence plus attrayante mais aussi pour que la navigation y soit plus aisée. Rassurez-vous, tous les anciens articles sur la mode éthique sont toujours présents ; consultables par titre, auteur, date et/ou tags, mais ils ont été soigneusement classés dans nos nouvelles grandes catégories. Alors, fouillez, lisez quelques vieux articles, demeurez à l’écoute de nos nouvelles, et joignez-vous à la discussion.

Joyeuse journée de la Terre

La première journée de la Terre a commencé en étant un jour férié aux États-Unis en 1970 avec déjà environ 20 millions de participants la première année. Aujourd’hui, la journée de la Terre est un jour férié observé au niveau international, célébrée dans plus de 175 pays du monde entier. C’est un jour pour se rappeler que nous partageons tous la même planète et que nous devons prendre soin de notre maison.
Cette année nous espérons que vous vous sentirez obligés de faire quelque chose de bien pour la Terre, même un petit geste :
Aujourd’hui, essayez de ramener votre sac de vêtements qui pourraient être réutilisés au magasin, d’éteindre la lumière lorsque vous quitter une pièce, de profiter d’une magnifique balade à vélo ou à pieds au lieu de prendre la voiture, ou pourquoi pas de prendre juste une de vos ordures et de la recycler ! Vous pouvez même faire un pique-nique pour la planète – il y a des sites sur la protection de la nature ou vous pouvez même créer le vôtre – quel plaisir !

Le mouvement de la « slow fashion »


La « slow fashion » n’est pas une simple tendance éphémère en matière de mode, c’est un mouvement qui prend résolument de l’ampleur et qui est vraisemblablement là pour durer.
Aujourd’hui, l'industrie de la mode s’appuie sur une production de masse mondialisée où les vêtements sont transformés, de la phase de conception à la commercialisation en seulement quelques semaines. A cause des commerçants qui vendent la dernière collection à des prix très bas, les consommateurs ont facilement tendance à acheter plus qu’ils n’en ont besoin. Mais cette surconsommation s’accompagne de coûts cachés, et c’est l’environnement ainsi que les travailleurs de cette chaîne de production qui en paient le prix.


L’industrie de la mode contribue par différentes moyens à l’actuel défi de la durabilité. Elle utilise actuellement un flux constant de ressources naturelles pour produire des vêtements « Fast Fashion ». Cette industrie contribue constamment à l’épuisement des combustibles fossiles, utilisés par exemple, dans la production de textiles et de vêtements ainsi que dans les transports. Le niveau des réservoirs d’eau douce est aussi en train de diminuer à cause de l’irrigation des champs de coton. L’industrie de la mode introduit aussi, de manière systématique, et dans des quantités toujours plus importantes, des produits fabriqués par l’homme comme les pesticides ou les fibres synthétiques, ce qui augmente leur présence dans la nature.


De ce fait, certaines ressources naturelles sont en périls : des forêts et des écosystèmes sont endommagés ou détruits par les productions de fibres par exemple. Cela amène des problématiques telles que les sécheresses, désertifications et même le changement climatique, ce qui affecte la société dans son ensemble.
Pour visualiser de manière simple le challenge actuel de l’industrie de la mode, l’image de la cheminée est utilisée pour démontrer que si ce comportement vis-à-vis de la consommation des grandes industries de la mode, y compris des consommateurs, continue d’augmenter à ce rythme, l’impact sur l’environnement social et écologique va également s’accroitre. Il en découle une marge de manœuvre très limitée pour l’industrie pour faire face à ces impacts dans le futur et pour résoudre les problématiques auxquelles la société fait face actuellement. Cela est symbolisé par les murs inclinés de la cheminée.


Grâce à cette métaphore, on peut parvenir à la conclusion que si nous ne voulons pas « frapper les murs étroits de la cheminée », nous devons revoir ces pratiques non durables pour la société, y compris l’industrie de la mode. Ce changement, s’il est atteint, engendrera probablement un retour à un équilibre, où les comportements sociaux ne seront pas en conflit avec les ressources naturelles, et où l’industrie de la mode peut continuer de fonctionner sans compromettre la santé des gens et notre planète

La « slow fashion » représente tous les aspects « écologiques », «éthiques» et «verts» dans un seul mouvement homogène. Elle a été inventée par Kate Fletcher, du Centre for Sustainable Fashion*, lorsque la mode fut comparée à l’expérience de la «Slow Food». Carl Honoré, auteur de «In Praise of Slowness», pense que cette approche «slow» intervient comme un procédé révolutionnaire dans le monde contemporain car il encourage à prendre son temps pour s’assurer de la qualité à la production, pour donner de la valeur au produit, et considérer la connexion avec l’environnement.
*Centre de recherches et Université des arts à Londres


Pour que la «Slow Fashion» émerge en tant que modèle durable de mode, une équipe de trois chercheurs du Master en leadership stratégique vers une stratégie durable en Suède ont recommandé que les valeurs de la «Slow fashion» soient utilisées pour guider l’entière chaîne de production. Ils ont examiné attentivement les actions positives qui ont eu lieu et ce sont aussi tournés vers les industries de l’alimentation, du design et l’agriculture pour y trouver de l’inspiration.
La «Slow Fashion» n’est pas supposée être une solution toute faite, mais elle peut encourager la créativité et s’adapter. Les chercheurs ont prévu d’engager des discussions avec des designers, des manufacturiers, des commerçants et d’autres, engagés dans le mouvement de la «Slow Fashion», sur qui ils sont, où ils veulent aller et comment leurs actions peuvent avoir un meilleur impact.


1. Considérant la situation dans son ensemble :
Les producteurs de la « Slow Fashion » reconnaissent que toutes leurs actions sont interconnectées aux organismes environnementaux et sociaux majeurs. Grâce à cette interconnectivité, ils prennent des décisions en conséquence. La « Slow Fashion » encourage les organisations à avoir une nouvelle vision des choses car elle reconnait que les impacts sur nos choix collectifs peuvent affecter l’environnement et la population.
2. Le ralentissement de la consommation :
Diminuer les matières premières en réduisant la production dans le secteur de la mode pourrait permettre aux ressources planétaires de se régénérer. Cela soulagerait la pression sur les cycles naturels de la Terre, alors la production de la mode pourrait adopter un rythme sain, auquel la Terre pourrait subvenir. Une consommation ralentie et une production planifiée amélioraient aussi les conditions de travail des salariés de l’industrie du vêtement.
3. Diversité
Les producteurs de la « Slow Fashion » luttent pour maintenir une diversité écologique, sociale et culturelle. La biodiversité est cruciale, permettant aux conditions nécessaires à la vie de prospérer. Nous dépendons des autres espèces et les systèmes écologiques sains doivent rester intacts pour que nous prospérions. La biodiversité offre des solutions au changement climatique et aux dégradations environnementales. Les modèles commerciaux différents et innovants sont encouragés ; les designers indépendants, les grandes maisons de mode/couture, les produits d’occasions, vintage, recyclés, loués, les échanges de vêtements et même votre club de tricot local, tous, sont reconnus dans le mouvement. Conserver les méthodes traditionnelles de l’industrie des vêtements et du textile, de conception et de coloration donne aussi du dynamisme, de l’importance à ce que l’on porte, à comment cela a été fabriqué et donne des idées sur la manière de comment innover.
4. Respecter les autres :
Participer au commerce équitable et aux codes de conduite peut aussi aider à garantir le traitement équitable des salariés. Certaines marques ont rejoint par exemple la «Asian Floor Wage Alliance», Ethical Trading Initiative» (l’initiative du commerce éthique) ou la «Fair Wear Foundation» (la fondation pour un habillement équitable). Des communautés locales sont aussi soutenues par des labels tel que «Toms Shoes» ou encore «Banuq», qui les aident à développer leurs compétences et à commercer.
5. Accepter les besoins des Hommes:
En utilisant des industries et des processus de production plus étiques et humains, la «Slow Fashion» respecte et accepte les besoins des hommes partout dans le monde. Les designers peuvent aussi répondre aux besoins humains en co-créant les vêtements et en offrant une mode avec une signification émotionnelle. En racontant l’histoire derrière le vêtement ou en invitant le client à prendre part au processus de conception, les besoins en créativité, identité et en participation pourraient être satisfaits.
6. Créer des liens:
La collaboration et la co-création garantissent la confiance et les relations durables, ce qui créera un mouvement plus fort. La création de relations transparentes entre les producteurs et les coproducteurs, et au sein de la chaîne logistique est une des clés de ce mouvement.
7. Ingéniosité:
Les marques «Slow Fashion» se focalisent sur le fait d’utiliser des matières et des ressources locales quand cela est possible et essaient de soutenir le développement des entreprises et des techniques locales. En se fiant aux matériaux et compétences locales, l’empreinte environnementale de la mode est réduite, les économies locales sont renforcées, et les communautés sont enrichies.
8. Conserver la qualité, la beauté et la santé:
Encourager le design classique plutôt que les tendances passagères contribuera à la longévité des vêtements. Plusieurs designers «Slow Fashion» s’assurent de la longévité de leurs vêtements en recherchant des tissus de haute qualité, en proposant des coupes traditionnelles et en créant de superbes pièces intemporelles.
9. Rentabilité
Les producteurs «Slow Fashion» ont besoin d’une marge bénéficiaire et ils augmentent leur visibilité sur le marché pour être compétitifs. Les prix sont souvent plus élevés car ils intègrent des ressources renouvelables et des salaires équitables.
10. Utiliser sa conscience.
Cela signifie prendre des décisions basées sur la passion personnelle, une prise de conscience du lien entre les autres et l’environnement, et la volonté d’agir de façon responsable. Au sein du mouvement de la «Slow Fashion», beaucoup aiment ce qu’ils font, et aspirent à faire la différence dans le monde grâce à un chemin créatif et innovant.


LES VALEURS DE LA «SLOW FASHION»
Ces valeurs ont la capacité d’unir le mouvement de la mode durable et peuvent être utilisées par l’industrie de la mode comme une partie de cette vision future du succès. En partageant ces idées, on peut découvrir les forces et les faiblesses au sein de l’industrie de la mode dans son ensemble. Elles peuvent inspirer et guider les organisations et les consommateurs vers un but commun: créer une société durable, en commençant par la mode.

THREAD : le documentaire sur la Mode éthique

Nous sommes tous des consommateurs. Chaque personne de cette planète achète des vêtements, mais tout le monde ne pense pas à leurs connexions avec les producteurs de coton, les designers, les usines de couture, les compagnies maritimes, les points de ventes, et les travailleurs qui ont participé à tous les stades de production du vêtement.

Une personne ordinaire ne pense pas aux pesticides qui ont pu être utilisés pour produire le coton ou à ce qui arrive aux teintures qui sont éliminées de leurs jeans dans les usines textile mais nous délibérons à propos de la coupe, du style ou même de la couleur du vêtement alors que nous essayons sans compter des jeans pour trouver le jeans parfait. Nous achetons nos habits en se basant sur nos goûts et sur le prix. Que se passerait-il si nous devions prendre en compte l’origine des vêtements que nous portons ?

Les usines de textiles consommant du charbon en Chine le rejettent dans les rivières et les ruisseaux, polluant à la fois l’air et l’eau. Une multitude de pesticides, d’herbicides et de défoliants sont utilisés dans la culture du coton. Environ 25% des insecticides dans le monde et plus de 10% des pesticides sont utilisés dans les cultures cotonnières. On estime que 90% du coton cultivé au États-Unis provient de graines de coton OGM, devenant la deuxième cause actuelle de perte de biodiversité avec un risque inconnu pour l’homme. L’eau, une ressource précieuse et limitée est continuellement gaspillée et contaminée dans la production de produits textiles.
Une nouvelle direction pour la production de la mode éthique a commencé. Le coton biologique, les usines efficaces qui ont des pratiques de travail éthiques émergent dans le monde entier. Il y a une conscience croissante chez les concepteurs à faire une bonne action et une nécessité pour le public de comprendre l'importance de se responsabiliser. THREAD est un documentaire qui vise à nous aider à voir les impacts environnementaux de l'industrie de la mode. La mission du film est de faire la lumière sur l'impact environnemental et social des choix de consommation et d'inspirer de meilleures options et une participation plus active dans l'offre et la demande de vêtements dans le monde.

Des achats vintage 

Il y a quelque temps, nous vous avons montré comment repérer les fausses pièces vintage dans un magasin spécialisé. Aujourd’hui, nous allons donc vous expliquer comment trouver la pièce vintage parfaite. 
Avec la récente et fulgurante popularité de la mode vintage il y a de plus en plus de magasins, sur internet et dans la rue, qui fleurissent un peu partout. Il peut parfois être très difficile d’essayer de savoir ce que nous pouvons acheter et ce qui doit être laissé de côté. Il faut passer beaucoup de temps à trier des armoires de vêtements, mais lorsque vous achetez quelque chose pour vous-même, il y a quelques moyens simples pour vous assurer que vos achats sont un succès, et pour diviser le temps que vous passez à faire du shopping par deux. 
Toujours être préparée…
La première règle fondamentale lorsque vous commencez une virée shopping est d’être préparée. C’est particulièrement important lorsque vous acheter du vintage. Vous devez être au courant que vous allez énormément marcher, piétiner, fouiller, et soulever des piles de vêtement, ce qui est bien pour tonifier vos bras, mais qui l’est moins si vous portez une robe si serrée que vous pouvez à peine respirer, ou une jupe si courte qu’à chaque fois que vous levez les bras, les gens voient votre nombril. Le confort est essentiel. Gardez aussi à l’esprit que beaucoup de magasins, surtout les friperies, ne prennent pas la carte de crédit. Alors assurez-vous d’avoir assez d’espèces pour toute la journée. 
Ne pas se laisser submerger…
J’entends beaucoup de gens se plaindre, lorsqu’ils viennent faire du shopping, de l’énorme quantité de vêtements dans lesquels il faut fouiller pour pouvoir trouver ces quelques pièces rares. Ne vous laissez pas submerger, trouver les vêtements parfaits pour vous peut être beaucoup plus facile si vous gardez en tête ces quelques conseils. La plupart des magasins trient les vêtements par couleur, ce qui vous rend la tâche plus facile si vous savez quelle couleur vous convient. Vous devez rester fidèle à ces couleurs et éviter celles que vous n’aimez pas. Vous n’avez vraiment pas besoin de passer au crible des milliers de robes jaunes si le jaune ne vous va pas du tout. Aussi, n’imaginez pas que vous devez voir absolument tous les vêtements, l’important est de voir l’étagère dans son ensemble, passez votre chemin devant tout ce qui vous semble un peu douteux et privilégiez les pièces qui attirent votre regard. 
Demander de l’aide… 
La dernière chose que les gens envisagent dans une friperie est de demander de l’aide. Ce n’est pas parce que les prix y sont bas que la personne derrière le comptoir n’est pas prête à aider. Si vous rechercher quelque chose en particulier, demandez, elle pourra au moins vous orienter dans la bonne direction, et vous économiserez beaucoup de temps.
Vérifier deux fois…
Ma dernière règle pour une parfaire virée shopping, et plus particulièrement dans les friperies, est de se rappeler une chose : quelqu’un a jeté ce vêtement. Après, c’est peut-être car il ne lui allait plus, qu’il n’aimait pas la couleur ou qu’il ne l’aimait plus tout simplement. Mais il est aussi possible que ce vêtement soit mal fait et ne tombe pas bien, qu’il ait une odeur bizarre qui ne veut pas partir, que les fermetures éclaires soient cassées, qu’il y ait des boutons manquant ou des tâches ; la liste est sans fin. Assurez-vous de bien vérifier tout ce que vous emportez chez vous, je ne peux pas vous dire le nombre de fois où j’ai acheté quelque chose puis réaliser que la couture ne tenait plus littéralement, qu’à un fil. N’ayez jamais peur d’essayer quelque chose, beaucoup de gens ont cet étrange tabou, qui est d’essayer des choses dans les friperies, mais cela ne peut pas faire de mal et même vous éviter de gaspiller de l’argent. 
J’espère que maintenant vous vous sentez inspirés et mieux préparés que jamais à sortir et à fouiller dans quelques étagères à la recherche d’une perle vintage. Les friperies sont vraiment un bon moyen de faire de bonnes affaires, et avec les bons outils, vous serez un professionnel chevronné en peu de temps !
Quel que soit votre style ou l’endroit où vous acheter, vous pouvez facilement ajouter ces étapes, qui sont des alternatives écologiques, à vos habitudes d’achats et de lavage. Vous ne ferez pas seulement durer vos vêtements plus longtemps et en meilleur état, vous économiserez aussi de l’argent et aiderez l’environnement.
ACCESSOIRISER
Mélangez les basiques de votre garde-robe avec un super chapeau vintage, une écharpe aux couleurs éclatantes ou des bijoux étincelants peut vous permettre d’obtenir des milliers de combinaisons différentes et un style unique ! Les accessoires permettent une possibilité infinie de combinaisons lorsqu’ils sont ajoutés à une garde-robe basique. Une seule écharpe portée de 5 façons différentes = 5 styles différents.
LA QUALITÉ AVANT LA QUANTITÉ
Basez vos décisions en matière d’achats sur la qualité plutôt que la quantité. Les vêtements classiques qui ne seront jamais démodés sont rapidement un gain d’argent, un choix « Slow Fashion » et meilleurs pour l’environnement. Lorsque vous choisissez la qualité vous allez peut-être dépenser plus d’argent sur le moment, mais les vêtements dureront plus longtemps, cela signifie que vous êtes susceptible de gagner de l’argent sur le long terme. 
Un blazer classique de haute qualité est supérieur à 10 blazers de piètre qualité.
LES MAGASINS D’OCCASION 
Les magasins d’occasion, vintage, les friperies sont partout – et cela depuis que le style vintage est à la mode ! Pourquoi payer le prix fort pour une jupe inspirée des années 80 alors que vous pouvez en avoir une authentique ? Acheter d’occasion prend un peu plus de temps, mais de grands trésors attendent d’être trouvés ! De plus, encourager les achats d’occasion évite à de beaux vêtements d’être jetés dans des sites d’enfouissement. 
L’occasion = neuf pour vous
LAVER MOINS
Les vêtements n’ont en réalité pas besoin d’être lavés chaque fois qu’on les porte (à l’exception des sous-vêtements bien sûr). Le fait de trop les laver use beaucoup vos vêtements. Les peluches que vous enlevez du filtre de la machine à laver à chaque fois, sont en fait des fibres qui tombent ou se détachent de vos vêtements. Utilisez votre flair, repérez les tâches tenaces, et aérez vos vêtements à chaque fois que vous les portez. Il y a des chances pour que vous portiez plusieurs fois vos affaires avant qu’elles aient besoin d’être lavées. Lorsque vous les nettoyez : repérez les taches à enlever, mettez-les sur l’envers, utilisez l’eau froide et des lessives respectueuses de l’environnement et vos vêtements dureront plus longtemps ! 
Un peu de terre n’a jamais fait de mal !
RÉDUIRE, RÉUTILISER, RECYCLER (Les 3 R)
L’Américain moyen jette environ 30kg de vêtements par an ! Au lieu d’envoyer vos vieux vêtements à la décharge : donnez, vendez ou recyclez vos vieux vêtements. Vous pouvez même gagner un peu d’argent tout en réduisant votre empreinte carbone ! Il existe d’innombrables façons de recycler vos vieux habits, certaines villes ont aussi des usines de recyclage du textile qui broient et réutilisent les fibres. 
RÉPARER ET RÉUTILISER
Que vous soyez novice ou expérimenté, vous pouvez prendre des mesures pour prendre soin de vos vêtements ou les transformer en quelque chose de nouveau. Il y a pleins de tailleurs et de lieux de transformation des habits dans toutes les grandes villes – regardez sur internet les tailleurs qui peuvent transformer vos vieilles robes en quelque chose de somptueux ; des professionnels ou des personnes de tout niveau de compétences qui peuvent s’attaquer à des projets de transformation sur leurs vêtements (il y a des centaines de tutoriels sur Youtube pour essayer). 
La « vraie » valeur
Dans tout l’univers de la mode, de tous les mots utilisés pour le commerce et la publicité dans le but de vendre, aucun mot ne revient plus souvent que le mot « valeur », et aucun autre ne semble avoir plus de sens différents et de différences selon le contexte. 
Valeur, n, f : (value en anglais)
Sens 1 : Ce que représente quelqu’un ou quelque chose financièrement ou symboliquement. 
Sens 2 : Titre négociable tel que les actions ou les lettres de change. 
Sens 3 : Mesure précise ou approximative d’une quantité. 
La valeur est ce que représente quelqu'un ou quelque chose, quantitativement, financièrement, qualitativement ou symboliquement.
Estimer vt : (to value en anglais)
Sens 1 : Déterminer la valeur de quelque chose. 
Sens 2 : Calculer de façon approximative. 
Sens 3 : Considérer (quelque chose ou quelqu’un).
Sens 4 : Faire cas de (ex: Estimer son ennemi)

Nous entendons sans doute le mot « valeur » de la façon la plus ordinaire qui soit, ces jours-ci dans le marketing. Qui ne connait pas le menu « valeur », ou n’a pas déjà vu « Best Value (meilleur prix en français) » dans une publicité ? Les commerçants parlent de la valeur comme de la valeur relative, de la valeur ajoutée, et décrivent leurs produits comme étant des « premiers-prix ». Ils clament dans les publicités, sur les bons de réduction, et par écrit : ce prix est le plus bas, nous donnant l’impression que la valeur est toujours en lien avec la quantité et le prix. 
Premier prix – une représentation du prix de vente d’un bien ou d’un service qui est basée sur l’estimation que fait l’entreprise, de la valeur la plus élevée du produit selon le consommateur, qui est, ce que le consommateur est prêt à payer pour l’acheter. 
Valeur ajoutée – relatif à la valeur estimée qui est ajoutée à un produit ou une matière à chaque étape de sa fabrication et de son transport. 
La « juste valeur » en d’autres termes : Les commerçants peuvent (et le font) baisser leurs prix (et les augmenter) en se basant sur ce que le consommateur est prêt à payer, et non sur ce que les produits coûtent à produire. Pensez à cela : payeriez-vous 40 euros pour une chemise qui durerait entre 5 et 10 lavages ? Probablement pas, les commerçants doivent donc vendre leurs chemises de moins bonnes qualité à un prix qui répondrait à votre attente, sans prendre en compte les profits qu’ils font sur la vente d’une chemise (ils comptent souvent sur la vente d’un plus grand nombre de chemises pour que cela leur rapporte quelque chose). L’inverse peut aussi être vrai : Une chemise qui va durer plus de 50 lavages ne coûte pas environ 80 euros à fabriquer (même si cela coûte plus cher que de fabriquer des chemises de mauvaises qualités), mais les consommateurs exigeants sont prêts à payer un prix plus élevé si cela signifie que le produit sera de meilleure qualité. Souvent le terme « juste valeur » est même utilisé pour désigner tous les prix dans leur ensemble, se référant au niveau de « budget » des produits. 
En réalité, la « valeur » d’un produit que l’on a peut être inférieure à celle d’autres produits alternatifs plus chers. C’est étrange que les gens attachent plus d’importance au prix d’un produit qu’à sa valeur intrinsèque. Ils adorent comparer à quel point quelque chose a été peu couteux, se vantant d’avoir économisé plus. Quelle a été la dernière fois où vous vous êtes vanté de la couture supérieure d’un vêtement ou au contraire d’un fil très fin prêt à casser ?
Valeur intrinsèque – Valeur appartenant à la nature essentielle ou à la constitution d’une chose. 
Plutôt que d’acheter en se basant sur la valeur dictée par les commerçants ou sur les réductions des prix, acheter en se basant sur la valeur intrinsèque est toujours la bonne méthode. Préférez-vous acheter un t-shirt à bas prix à 5 euros, ou un t-shirt à 40 euros qui vous durera cinq fois plus longtemps ? A quel point aimez-vous les vêtements dans votre garde-robe qui sont très bien faits et vous vont très bien, comparés à ceux que vous avez achetés sur un coup de tête, ou pour faire une bonne affaire ? 
Pourtant parfois, l’objet le plus précieux n’est pas lié à son prix ou à sa qualité. Un objet peut être de grande valeur car il est pratique, selon le nombre de fois où vous le portez et l’utilisez, ou même car il a une valeur émotionnelle. 
La Slow Fashion nous demande de prendre du recul et de réévaluer ce à quoi nous portons de l’estime, ce qui a vraiment de la valeur pour nous : le prix ou la qualité (ou autre chose, comme le style). Elle nous implore de nous poser des questions sur ce qu’est réellement la valeur. Et même si la Slow Fashion ne peut pas nous donner de définition de la « valeur juste », elle peut nous aider à naviguer au milieu de tout le jargon publicitaire et à pratiquer la consommation consciente. 
Qu’est ce qui a le plus de valeur pour vous lorsque vous faites du shopping pour vous acheter un nouveau vêtement ?

Produits de beauté écologiques

Tous les jours, vous vous lavez, frottez, et vous vous enduisez d’une multitude de produits, espérant que votre peau en absorbe les bénéfices. Le problème est que les produits classiques contiennent des milliers de produits chimiques différents. Bien que ces produits se trouvent sur la liste de produits considérés comme non nocifs pour la santé, les effets sur la santé à long terme n’ont pas été cliniquement étudiés. 
Selon le Docteur Joseph Mercola, médecin ostéopathe, militant pour la santé, et auteur : « Quand vous mettez ces produits chimiques sur votre peau, ils sont absorbés dans le sang sans aucun filtre d’aucune sorte, il n’y a donc pas de protection contre les toxines. Plus de 2 kilogrammes de produits de beauté et d’hygiène chimiques par an que vous absorbez surement, vont, en grande partie, directement vers vos organes les plus fragiles. » De nos jours, il y a tellement de produits de beauté et d’hygiène naturels, écologiques et biologiques sur le marché, que cela n’est pas difficile de remplacer vos produits chimiques classiques par d’autres, plus sains. 
Modifiez l’endroit où vous acheter
Même si les grosses entreprises surfent sur la vague du « bio », elles n’ont pas beaucoup de produits naturels dans leurs collections. Les meilleurs endroits pour acheter des produits naturels comme le shampoing, le démêlant, les crèmes hydratantes et le maquillage sont les magasins d’alimentations naturelles ou les pharmacies. Il y a également énormément de produits naturels vendus sur internet. Heureusement, les produits naturels coûtent à peu près le même prix que les produits classiques que vous remplacez. 
Lisez les composants
Éviter les produits avec de la diéthanolamine (DEA), hydantoin, imidazolidinyl urea, momoethanolamine (MEA), propylène glycol (PG), polyéthylène glycol (PEG), triethanolamine (TEA), sulfate de sodium lauryl (SLS), sulfate de sodium laureth (SLES) (et à peu près tous les produits dont vous ne pouvez pas prononcer le nom). Il a été prouvé que ces produits causent des symptômes comme : des toux, des maux de tête, des bouffées de chaleur, des étourdissements, des nausées, des vomissements, des problèmes de peau, des diarrhées, une mauvaise respiration et qu’ils sont cancérigènes. 
Malheureusement, même si l’étiquette indique « biologique », « écologique» ou «100% naturel», cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas de produits chimiques. Il y a peu, voire pas du tout de réglementation sur l’utilisation de ces mots sur les étiquettes des produits de beauté. Les produits biologiques doivent contenir au moins 95% de composants biologiques, mais ils peuvent très bien contenir des produits chimiques nocifs. Choisissez bien vos produits, et lisez chaque étiquette. 
Jetez les produits contenant du pétrole
Les produits comme l’huile minérale, la vaseline ou la paraffine sont tous fabriqués à partir de produits dérivés du pétrole. Les produits à base de pétrole ne sont pas solubles avec l’eau et malgré qu’ils ne soient pas absorbés par votre peau comme les autres produits, ils créent une barrière entre votre peau, l’air et l’eau, qui ne permet pas à votre peau de respirer et peuvent obstruer les pores, causant de l’acné et des points noirs. Pire encore : ils peuvent aider les UVA et les UVB du soleil à pénétrer votre peau. Même chose pour les adoucissants à base de silicone comme la dimethicone, ou la quaternium-80. 
Bannissez le vernis à ongle
Le vernis à ongle et le dissolvant libèrent des solvants et des produits chimiques. Ils sont absorbés par vos ongles bien qu'ils soient plus épais que votre peau, les vapeurs qu’ils dégagent sont mauvaises pour la santé. Ces jolis ornements contiennent des produits toxiques comme le toluène, le formaldéhyde, et le dibutylphthalate, qui sont cancérigènes et qui ont de mauvais effets sur la santé comme des nausées, des maux de tête, des toux et des irritations de la peau. Au lieu de vous vernir les ongles essayez de polir vos ongles naturels pour un effet lisse et éclatant, sans produits chimiques, et cela ne vous rendra pas malade. 
Trouvez de nouveaux parfums
La plupart des parfums sont faits avec une tonne de composés synthétiques. Alors que vous pourriez rechercher des marques naturelles de parfums qui utilisent des huiles essentielles. Les huiles essentielles peuvent se trouver dans des magasins de produits naturels, vous pouvez donc les mélanger et trouver l’odeur qui vous correspond. Il existe toutes les sortes d’huiles essentielles, des plantes et des fleurs, vous pouvez donc facilement mélanger les gouttes sur votre poignet. De plus, l’odeur dure beaucoup plus longtemps que les parfums classiques à base d’alcool. 
Pensez à faire les choses vous-même
Les produits alternatifs ou faits-maison peuvent avoir les mêmes effets que les produits sans ordonnance, et sont parfois moins chers à réaliser. Il y a des milliers de recettes de shampoing et de crème hydratante naturelle sur internet. 
Pour de plus amples informations sur ce qui se cache dans vos produits de beauté, regardez dans la base de données «Cosmetics» pour savoir à quel point les milliers de produits sont toxiques ou bons pour votre santé. Vous pouvez également regarder «The Facts About or Campaign for Safe Cosmetics» pour plus d’articles et de conseils.

Comment repérer les détails qui montrent la qualité

Choisir des vêtements de qualité est une sorte de mantra du mouvement de la Slow Fashion. Mais il n’y a aucun signe, aucun label qui nous dit et qui nous prouve qu’ils le sont, aucune liste des fabrications qui sont censées créer des vêtements plus résistants, aucune information sur les étiquettes sur le temps qu’ils devraient durer ; et même si les marques hautes gammes ont tendance à être de meilleure qualité, malheureusement un prix élevé ne signifie pas toujours une plus grande qualité. Les acheteurs sont livrés à eux même, doivent se fier à ce qu’ils pensent et doivent composer avec l’opinion, pas toujours très honnête des vendeurs. 
Apprendre par vous-même quels sont les détails qui montrent une bonne qualité peut vous aider à prendre de meilleures décisions lorsque vous achetez des vêtements. 
La matière : 
Peu importe la matière dans lequel est fait le vêtement, il ne doit pas y avoir de défaut comme des « grosseurs » (des fils emmêlés), des accrocs ou des décolorations. Les motifs, en particulier les rayures et les carreaux doivent correspondre avec la couture*. 
Les fantaisies : 
Vérifiez les coutures en tirant doucement sur le vêtement, à l’endroit et à l’envers, si la couture est lâche, à un moment donné, elle cassera. Regardez également tous les boutons, les broderies, ils doivent être rectilignes, bien cousus et sans aucun accroc, non effilochés et non cassés.
Les coutures : 
En termes de qualité, l’intérieur d’un vêtement est aussi important que l’extérieur. Les coutures ne doivent jamais être laissées « brutes » (inachevées) pour éviter qu’elles s’effilochent. Certains vêtements ont des finissions simples comme les bords ourlés ou « sur-cousu » (couture qui entoure l’extrémité du vêtement), alors que les coutures de haute qualité d’un vêtement, se rejoignent à l’intérieur du vêtement (comme la couture française, la couture plate rabattue, la couture liée, etc.). 
L’ourlet :
Quel que soit le type de vêtement ou la largeur de l’ourlet, celui-ci doit être droit et le tissu ne doit pas être froissé ou enroulé. Beaucoup d’ourlets sont faits avec un autre morceau de tissu ou utilisés comme une bande fantaisie, ces deux cas renforcent l’ourlet et évitent toute déformation. 
Le soin apporté au vêtement et les constats : 
Tous les boutons, fantaisies, fermetures, décoration doivent avoir été fixés solidement et le travail bien fait. Les vêtements de mauvaise qualité sont reconnus pour perdre des boutons ou d’avoir des fermetures coincées ou cassées. Assurez-vous d’essayer tous les boutons et/ou fermetures à glissières du vêtement lorsque vous l’essayez. Vérifiez également que les décorations comme les perles sont fixées solidement sans fil lâche.

Certains tissus comme les draps, la soie dupion et certains tweeds sont fabriqués ou cousus avec des erreurs intentionnelles. Une bonne règle de base : si les erreurs sont espacées régulièrement sur toute la surface du tissu, elles sont intentionnelles, mais si la surface du tissu est lisse et qu’il n’y a qu’une erreur aléatoire, c’est clairement une erreur d’inattention.

La vie sans plastique

Le plastique est partout ! Dans l’emballage de la nourriture, et de toutes les nouvelles choses que nous achetons, les jouets sont faits de plastique, et on en trouve même dans les estomacs de la vie aquatique. Parfois, il semble juste que nous ne pouvons pas l’éviter. Pouvons-nous ? Si vous travaillez dans une maison sans déchets ou qui a simplement abolit le plastique – Le site « Life Without Plastic » est un endroit parfait pour sélectionner des produits de beauté, pour les bébés, ou la maison qui ne contiennent pas du tout de plastique. 
Comment réduire les déchets de plastique avec de bonnes anecdotes et des tonnes de suggestions d’alternatives sans plastique. Je n’ai pas seulement gagné ces brosses à dents 100% biodégradables super cools, cela m’a donné encore plus envie d’avancer vers une vie sans plastique, en commençant par la mienne. Quand ma famille a commencé ce long processus dont l’objectif était « zéro déchets » il y a plus de deux ans, nous avons décidé de nous passer du plastique également. Notre engagement était semblable à celui de Beth du blog « My Plastic Free Life » - Nous ne voulions tout simplement plus continuer à remplir notre maison avec des objets perçus comme « jetables » et de mauvaise qualité – mais plutôt avec des choses de bonne qualitéréutilisables et qui durent plus longtemps (comme des bocaux en verre pour stocker notre nourriture). Nous voulions aussi aller lentement – parce que jeter tout ce que vous n’aimez plus n’est ni écologique ni économique – et faire de chaque transformation une habitude dans nos vies avant de faire d’autres changements. 
Au début nous avons fait de petites transformations dans notre routine, ajoutant des choses nécessaires à notre défi « zéro déchets » (les vêtements, les mouchoirs en tissus et les torchons ont remplacés les serviettes et les mouchoirs en papier ainsi que le sopalin), et nous avons commencé à acheter différemment. Il est difficile de continuer d’acheter aux mêmes endroits en cherchant les quelques produits sans emballages dans des marchés immenses et il est très vite devenu évident que l’une des habitudes que nous devions changer était les endroits où nous faisons nos achats. Je suis très heureux que des sites comme « Life Without Plastic » existent !
Les personnes qui gèrent ce site prennent le temps de sélectionner des produits de bonne qualité, d’origine éthique et les meilleurs pour leur maison. Ils utilisent ce qu’ils vendent, vous pouvez donc savoir que chaque objet est testé et aimé – c’est comme recevoir une recommandation d’un ami – et cela aide particulièrement quand (comme moi) vous n’avez aucune idée de comment trouver un rasoir fabriqué sans plastique 

Fashioning Change: le shopping éthique facile

Les consommateurs « votent » chaque jour avec leur argent. A chaque fois que nous achetons, nous faisons le choix d’un produit plutôt qu’un autre et nous faisons savoir au vendeur, au producteur et à l’entière chaîne de production que nous aimons ce produit. Nous n’avons pas besoin d’attendre un « dirigeant » étouffant au gouvernement pour changer la loi pour supporter les pratiques durables, nous pouvons soutenir des choix durables grâce à chaque euro que nous dépensons. Après tout, les actions parlent plus que des mots. 
Un site internet rend plus facile de « voter » pour des produits durables et des pratiques éthiques des compagnies dont nous achetons les produits : « Fashioning Change » nous aide à choisir de « porter ceci plutôt que cela » facilement et pas à pas, en comparant le produit durable au prix, au produit, à la production, aux pratiques et détails durables du produit de marque. 
Des marques abordables, éthiques, respectueuses de l’environnement et « stylées » vous attendent ! « Wear This Not That » soutient les marques étiques et respectueuses de l’environnement qui ont un style et un prix similaire. 
Chaque « Wear This Not That » que nous créons vous donne un accès direct à la boutique qui se préoccupe plus de protéger l’environnement et les droits de l’Homme plutôt que du profit. 
Il est parfois très difficile ou prend beaucoup de temps de chercher des alternatives durables aux marques qui sont directement disponibles dans les centres commerciaux et sur internet, mais « Fashioning Change » rend cela plus facile. Ils ont fait des recherches pour trouver des produits équivalents à de bons prix, faciles à se procurer, et qui présentent des différences dans les pratiques de travail et les salaires des travailleurs, et se sont même procurés des fiches d’informations sur les entreprises. Et le mieux est que souvent, le produit durable est au même prix voir même inférieur à celui du produit de marque.

Qu’est-ce que la mode durable ?

La semaine dernière, un ami m’a posé une très bonne question : 
« Qu’est-ce que la mode durable ? »
Je suis tellement absorbé par mon monde de la Slow Fashion et mon mode de vie écologique que j’en oublie que les autres personnes ne savent peut-être même pas ce dont je parle parfois…
De moi : La mode durable est quelque chose (liée aux vêtements et à la beauté) dont le but est d’avoir moins d’impact sur l’environnement que les usines de vêtements classiques et la consommation. Cela inclue tout ce qui relève du biologique, du commerce équitable, de l’éthique, du recyclage, de la réutilisation, de l’occasion…parmi d’autres. 
En fonction de la personne qui le demande, la définition de la mode durable change légèrement. La façon dont je pratique la mode durable passe par la Slow Fashion (évidemment). J’essaie d’acheter des vêtements d’occasion/vintage, d’utiliser des produits de beauté 100% naturels, et de réduire mes déchets de vêtements en les revendant ou en faisant des dons.
Comment pratiquer vous la mode durable ?

Rio 2012: ce que l'industrie de la mode peut faire pour devenir plus durable?

Les marques de mode n'ont toujours pas pris en compte le développement durable dans leur stratégie de base. Pourtant, le changement doit se produire, avertit Ilaria Pasquinelli.

Jusqu'à fin des années 80, les détaillants et les marques de mode sortaient généralement deux collections par an: printemps / été et automne / hiver. Puis, dans les années 90, les choses ont changé de façon spectaculaire. La concurrence accrue a fait que les marques de mode ont incité leurs clients à visiter leurs magasins plus fréquemment. Pour ce faire, ils ont élargi leurs gammes de produits. Les dernières tendances observées sur les podiums et les célébrités ont commencé à influencer rapidement les gammes de prêt à porter. Les designers de mode dessinait un vêtement qui se retrouvait en magasin en seulement deux semaines. L'ère de la "super pas cher et super rapide" est apparu.

Depuis, les collections sont devenues de plus en plus fragmentée, avec trois à cinq mi-saison en plus des deux collections principales, et, dans certains cas extrêmes, il peut y avoir jusqu'à dix-huit collections par an. «Ici aujourd'hui, demain fini» est devenu la norme.

Les détaillants de mode ont changé la façon dont ils achètent.Ce nouveau modèle "fast fashion" a changé considérablement le rôle des détaillants de mode dans leurs chaînes d'approvisionnement, en particulier comment et où ils achètent.

Par le passé, les délais généralement se situaient entre 90 et 120 jours. Ceux-ci sont descendus entre 45 et 30 jours, voire moins. La fin de l'Accord multi fibre 1974 (MFA) en 2005, a déclenché un changement dans les parts de marché du vêtements en provenance des pays en développement. Aujourd'hui, près des trois quarts des exportations mondiales de vêtements sont produits dans les pays en développement, les trois principaux exportateurs étant l'Asie (54%), Amérique du Sud (14%) et en Afrique (6%). Plus d'un quart de la production mondiale de vêtements et de textiles se passe maintenant en Chine, près du double de sa part de marché avant 2005.

Comment le rôle des magasins de mode a changé?

Au cours des décennies, les grandes enseignes de mode ont acquis un pouvoir important car elles sont en contact direct avec le client final et peuvent donc influencer sa préférence. Ces magasins de mode sont également à l'origine de la mondialisation des goûts des consommateurs. Partout où l'on va, les gens s'habillent de façon très similaire. Les enseignes de mode mondiales n'adaptent plus leurs produits selon le lieu de vente : à Moscou et à Londres, Tokyo ou Buenos Aires, l'offre est la même.

La complexité croissante des chaînes et des fonctions des chaînes de magasins de mode approvisionnement a également signifié que l'activité d'une entreprise ne se limite pas à l'activité de base de la distribution des produits. En conséquence les chaînes d'approvisionnement sont devenues largement opaques et presque impossibles à suivre.

Une pression plus élevée sur les fournisseurs de l'industrie de la mode.

Les grandes enseignes de mode sont aujourd'hui sensiblement plus puissants que les fournisseurs, et donc détiennent clairementle rapport de force, ainsi que le pouvoir et le marché. Avec la réduction des délais et la réduction des coûts, la pression sur les fournisseurs a augmenté.

Au Bangladesh, où 80% de l'économie dépend de l'industrie de la mode, le salaire minimum en 2006 était 7,16 £ par mois. En 1994 quand il a été légiféré, compte tenu de l'inflation et les niveaux de salaires réels ultérieurs, il valait deux fois et demie plus : environ 18 £. Pendant ce temps, le prix des produits de première nécessité comme le riz, le sucre, l'huile de cuisson et de l'eau ont augmenté de 200%, ce qui rend pratiquement impossible pour les travailleurs à soutenir leurs familles. En outre, on estime que dans les cas où la production est hors adjugé à un pays en développementles salaires des travailleurs ne représentent entre 0,5 à 4% du prix final d'un vêtement.

Des quantités plus élevées et des prix plus bas

Les vêtements n'ont jamais été aussi peu chers de toute l'histoire. Aux Etats-Unis, les prix ont baissé de 8,5% dans la période 1997-2010, mais les prix de tous les autres produits ont augmenté de 57,3% sur la même période. Les dépenses de vêtements ont augmenté (+300 %), mais la part du revenu disponible a diminué de façon spectaculaire. En 2009, les Américains ont acheté des vêtements vaut 326 milliards $ en utilisant aussi peu que 2,98% de leur revenu , en baisse de 4,78% en 1988 et 9 % en 1950 .

Au Royaume-Uni, entre 2003 et 2007, les prix de l'habillement a diminué en moyenne de 10% et, en 2006, les gens ont acheté un tiers de plus de vêtements que en 2002 .

En conséquence directe, la production textile a doublé au cours des trente dernières années. En 1977, la demande totale est élevée à trente et un million de tonnes de fibre. En 2007, ce chiffre était passé à près de huit millions de tonnes.

Les prix sont plus bas et la qualité a trop diminué

La fast fashion pas cher utilise des fibres à bas prix, tels que le polyester et le coton. Alors que le polyester est un produit à base d'huile, le coton, n'est pas non plus la «bonne» solution. Le coton utilise environ 22,5% des insecticides dans le monde et 10% de tous les pesticides dont beaucoup causent des dommages collatéraux. San surprise, une production plus rapide abaisse la qualité du produit, et les vêtements de mauvaise qualité sont plus faciles à éliminer. On estime que plus de 1 million de tonnes de textiles sont jetés chaque année dans le seul Royaume-Uni.

La durabilité dans l'industrie de la mode d'aujourd'hui possible?

Il y a vingt ans le développement durable n'a pas été à l'ordre du jour pour les acteurs de la mode de l'industrie. Aujourd'hui, le développement durable fait partie de leur ordre du jour, même si le degré d'engagement des différents acteurs varie considérablement.

De nombreuses initiatives lumineuses sont dirigées par des entrepreneurs de mode indépendants qui sont sérieusement entraînés par leurs objectifs éthiques et tentent de trouver des solutions pour intégrer le développement durable dans leur entreprise. Des initiatives intéressantes de grandes marques sont plus difficiles à trouver, mais ils existent: Marks & Spencer, Patagonia, Levi et Nike sont des exemples.

La plupart des initiatives qui impliquent des marques de mode mondiales ont lancé au cours des 10 dernières années. Par exemple, l'Ethical Trading Initiative ( ETI ) a été lancé en 1998, mais vraiment seulement pris de l'ampleur à partir de 2000, et réalisé par le Forum et Ethical Fashion ont tous deux été lancé en 2004.

Aujourd'hui, il y a plus d'une centaine de labels différents traitant de la santé des consommateurs et de la durabilité environnementale et sociale . Mais la question clé est -  tous ces efforts feront-ils une différence ?

Comme les entreprises de mode ne voient toujours pas la durabilité en tant que partie intégrante de leur cœur de métier , le changement sera lent et difficile.

Pour Rio 2012, il n'y a vraiment qu'un seul sujet à l'ordre du jour de l'industrie de la mode ; comment peuvent-ils faire de leurs chaînes d'approvisionnement plus transparente ? 

Les designers “Slow Fashion” vendent des marchandises meilleures pour la planète

« Je suis vraiment quelqu’un qui n’avait pas de style ni de formation commerciale. Je suis maintenant un designer de mode de 25 ans, mais je suis vraiment dans le monde de la mode car j’ai toujours été un entrepreneur dans l’âme. » 
Voici sa dernière idée innovante : des t-shirts, des sweats et des vestes qui sont garantis pour durer 30 ans. 
« Si à un moment, quelque chose arrive à l’un de ces vêtements, s'ils s’abîment ou se déchirent, nous les réparons gratuitement. S’il y a un défaut quel qu’il soit, qui ne peut pas être réparé, nous le replaçons gratuitement également ».
Je lui ai demandé comment son label Tom Cridland peut faire une telle garantie. Personnellement, après quelques années, beaucoup de mes t-shirts s’usent, et certains ont même des trous. 

Il m’a alors demandé où est ce que j’achetais mes t-shirts. J’ai répondu sans réfléchir : « Des magasins comme The Gap » 
“The Gap est une marque Fast Fashion” m’a répondu Cridland. « Et je ne suis pas dans ce milieu pour être désagréable, mais il y a des limites, et les prix de production en font partie. »
Le coton que Cridland utilise vient du nord de l’Italie, et ses vêtements sont assemblés au Portugal (et le seront prochainement en Italie).

« Alors comme vous pouvez le voir, je porte une veste en ce moment, et vous pouvez voir que les coutures ont été doublement renforcées à la main. Elles sont faites par un artisan qui sait bien ce qu’il fait, ce qui coûte cher ». 
Cridland ne possède pas de local pour son entreprise – il vend ses produits en ligne uniquement. Ses modèles sont ses amis et son frère, d’apparence plutôt ordinaire. Tous ses prix sont considérablement bas. Il peut vendre un t-shirt pour 55$. 
Avant que vous ne disiez, que c’est beaucoup pour un t-shirt, prenez en compte le prix d’un t-shirt haute-gamme de nos jours.

« J’ai regardé le prix d’un t-shirt Yves Saint Laurent l’autre jour, ils le vendent à 300$. C’est quasiment indécent. ». J’ai revérifié cela et ai trouvé une chemise Yves Saint Laurent vendue à plus de 600$. Les 30 ans de garantie de Cridland sont une stratégie marketing. Mais il est aussi question d’aider l’environnement. C’est aussi la façon de faire de Zady, une nouvelle marque de mode pour femme qui vend des « vêtements durables ». Maxime Bédat en est un co-fondateur. 
« Nous choisissons des matériaux naturels exclusivement pour la marque Zady, car ils ont une empreinte carbone bien plus basse », a dit Bédat. « Et aussi, ils sont biodégradables, à l’inverse des matériaux synthétiques. Cela prend entre 200 et 400 années à se décomposer (polyester).» 
Beaucoup de polyesters, qui sont faits à partir de combustibles fossiles, utilisent aussi des colorants toxiques qui sont parfois rejetés dans les rivières, comme en Chine par exemple. On estime que plus de 20% de la pollution industrielle de l’eau vient de l’industrie de l’habillement. 
Environ 10% des émissions de carbone dans le monde proviennent de l’industrie du textile. Plus de vêtements veut également dire plus de gaz à effet de serre, à cause de la production et du transport. Et tous ces habits bon marché signifient un salaire très bas pour les travailleurs et souvent des usines dangereuses. 
Bédat affirme que le modèle commerciale de Zady se dresse contre la culture de la Fast Fashion jetable. 
« Les femmes d’aujourd’hui portent leurs habits seulement 7 fois avant de s’en débarrasser », dit-elle. « Ce chiffre est ahurissant ». Il a été prouvé par une étude anglaise récente sur 2 000 femmes. Bédat veut que les acheteurs de vêtements commencent à se considérer comme des propriétaires plutôt que comme des consommateurs

« Vous possédez une maison, vous possédez vos poêles, vous possédez vos vêtements. Et vous consommez vos légumes ». pense Bédat. 
Mais combien de temps peuvent vraiment durer nos vêtements ? J’ai rencontré Adam Brånby à Stockholm, le propriétaire d’une entreprise suédoise, Woolpower, qui fabrique de la laine de haute qualité pour les sous-vêtements. Il m’a montré la « boucle éponge », couture utilisée pour certaines de leurs chaussettes. 
« Cela ressemble à une serviette par exemple. Et ce qui est utile c’est que la « boucle éponge » retient aussi l’air ». J’étais septique : des chaussettes sont des chaussettes non ? Brånby m’a donné une paire à 20$ pour essayer, et je n’aurais jamais pensé que je dirais quelque chose du genre: Il me tarde les jours où je pourrai porter ces chaussettes
J’ai demandé à Brånby s’il garantissait ses vêtements – dont les vestes et les pulls à col roulés – pendant 30 ans. Sa réponse : Non. 
« Car vous ne savez pas… je veux dire, si vous portez un pull tous les jours pendant 2 ans, bien sûr que vous allez l’abîmer. Vous le détruirez au bout d’un moment », s’est justifié Brånby.
Il y a une autre grande question que j’ai à propos des promesses de la mode à long terme. Les vêtements vont-ils rester à la mode ? Qu’en est-t-il si vous avez acheté un pantalon plissé de haute qualité il y a 10 ans de cela ? 
Tom Cridland affirme que ses vêtements sont assez basiques afin de pouvoir en garantir la longévité
« Des t-shirts blancs, des sweats de la marine, nous essayons et faisons les basiques de bonne qualité. Nous essayons et créons des garde-robes basiques que les gens voudront porter dans 30 ans ».

Cela dit, vous pouvez aussi acheter des produits de Tom Cridland avec plus de flair, mais les acheteurs sont méfiants. 
« Nous ne pouvons garantir que vous serez à la mode avec une veste bleue turquoise fluo dans 30 ans. C’est à vous de voir. Mais personnellement je sais que je serais beau avec une veste bleue turquoise fluo dans 30 ans, alors je porterai la mienne, » ajoute Cridland en riant. (Il portait une de ses vestes : la « chili red », d’un rouge vif, lorsque nous nous sommes rencontrés). 
Il a déjà fabriqué des vêtements pour les acteurs Leonardo Dicaprio, Hugh Grant et Daniel Craig. Alors, si ils sont assez à la mode pour que James Bond les portent, ils le sont surement assez aussi pour le reste d’entre nous. 

Les innovateurs : La Slow Fashion réduit les déchets et dure plus longtemps

Le designer Dan Vo est un adepte du mouvement « zéro déchet » dans l’industrie de la mode.
A première vue, la nouvelle gamme de vestes en laine pour les hommes de Dan Vo semble être des vêtements de bonne qualité avec le prix qui va avec. Cependant derrière cette apparence, se cache une méthode de conception précise, où chaque partie de la veste a été découpée dans un morceau de tissu de façon très méticuleuse (comme un puzzle), pour s’assurer qu’il n’y ait pas de perte de matière lors de la fabrication. 
Vo, un designer de mode basé en Écosse, a conçu un manteau où toutes les pièces (les poches, le col, les manches) rentraient parfaitement dans une pièce de tissu. Lorsque ces pièces sont découpées pour faire le manteau, cela évite tout gaspillage de matériel, au contraire des manteaux conventionnels qui sont fabriqués. 
« Si vous avez un patron normal, vous aurez chaque pièce individuelle qui seront mises les unes à côté des autres, mais elles ne seront pas collées. Si bien qu’il restera un espace entre elles, il y aura donc des morceaux non utilisés. Et la façon dont j’ai essayé de construire le mien fait que chaque pièce coïncide avec l’autre », explique-t-elle.

De nationalité Allemande et originaire du Vietnam, Vo est un adepte du mouvement « zéro déchet » dans l’industrie de la mode, dont le but est de parvenir à une production de vêtements avec pas ou peu de gaspillage. Dans beaucoup de cas, lorsqu’un morceau de vêtement est découpé, entre 15% et 30% du morceau de tissu peut être jeté, dit-elle. 
Pour éliminer ce gaspillage, Vo utilise un morceau de tissu de 200cm sur 145cm et emboîtent toutes les pièces du manteau de telle sorte qu’il n’y ait aucun déchet
Récemment, des méthodes similaires de mesures exactes dans la construction de maisons ont été utilisées pour éliminer le gaspillage
Positionner les pièces de cette manière élimine les déchets mais prend plus de temps, affirme Vo. 
« Lorsque vous créer un vêtement de façon normale, vous pouvez être très créatif, vous pouvez déplacer les différentes pièces où vous voulez, cela est donc plus facile d’obtenir le bon ajustement. Mais lorsque vous travaillez sur des patrons en ne faisant aucun gaspillage de tissu, vous devez travailler à partir de la forme rectangulaire qui correspond au tissu, alors dans un sens vous êtes un peu limités, mais vous pouvez travailler autour de celui-ci. L’avantage est que je créé des vêtements très agréables à porter. Les gens regardent mon travail et ils n’ont aucune idée de la façon dont je travaille. J’ai choisi cette méthode car je pense qu’il est important de réduire notre impact sur l’environnement. Je pense que si vous maîtrisez cette technique, vous pouvez l’utiliser pour faire pleins d’habits différents », explique-t-elle. 
Plusieurs groupes de campagne poussent l’industrie de la mode à réduire les déchets générés par la production de vêtements. 

La Fashion Revolution, un groupe à but non lucratif basé en Angleterre, incitent à une plus grande transparence pour faire face aux effets sur l’environnement de la production de vêtements, affirme que seulement 20% des textiles sont recyclés chaque année. Selon un rapport de ce groupe, en Angleterre, 2 millions de tonnes d’habits et de textiles jetés chaque année. 
« Travailler dans l’industrie, juste pour voir à quel point nous produisons de nos jours – comparé à n’importe quoi d’autre, car la pollution commence avec les matières premières – ce n’est déjà pas très durable. Mais lorsque l’on en vient au processus de production des vêtements, la plupart du temps, c’est fait très rapidement et il y a pleins de chutes qui ne sont pas recyclées. Peut-être qu’une partie est recyclée, mais la plupart du temps, les fabricants les jettent et vont simplement les mettre dans des décharges », déclare Vo. 
« Dans certains cas, les chutes peuvent être jetées en raison du secret professionnel des concepteurs, qui ne veulent pas que d’autres soient en mesure de reproduire leurs vêtements », confie-t-elle.
La réalisation du patron du manteau de Vo a impliqué beaucoup d’essais et d’erreurs. Lorsqu’une pièce est changée, le reste des pièces doit être modifié sur celui-ci. Alors qu’une conception typique pourrait prendre quelques jours, le patron de ce manteau a pris des mois à être mis au point. « Chaque fois que vous voyez qu’une des pièces n’a pas assez de place, vous devez bouger à nouveau toutes les autres encore une fois. C’est un peu comme un puzzle », affirme Vo, qui a été beaucoup plus vite une fois qu’elle eut finit le premier patron. 

La méthode de Vo peut être concurrencée des patrons comme des chevrons, qui doivent être coupés d’une certaine manière. « Je ne peux pas juste faire ce dont j’ai envie. Cela doit toujours être ajusté à l’espace disponible. D’un autre côté vous pouvez aussi juste travailler autour du patron, et tester plusieurs choses différentes. » 
Vo est sur le point de lancer la production de sa première gamme de vestes, qui sera produite en Écosse. Elle sera mise en vente en Octobre et visera les hommes de 25 à 45 ans. Les prix varieront entre 530€ et 590€, ils sont résolument dans le segment supérieur du marché même si elle affirme que la collaboration avec une grande marque pourrait signifier que sa gamme aura une portée plus large à l’avenir. 
« Je suis une supportrice de la Slow Fashion. Je crois en l’achat de vêtements que nous pouvons porter longtemps, pas en l’achat de beaucoup de vêtements bon marché. Ce qui m’inquiète est que nous ne produisons pas seulement des déchets lors de la fabrication (essentiellement des chutes que nous produisons et jetons ensuite), mais il y a aussi le gaspillage des vêtements une fois que nous les avons achetés. »
« Nous produisons tellement de vêtements en si peu de temps, alors que la durée de vie d’un vêtement est tellement courte ».

La Slow Fashion est indispensable…et pas seulement pour cette saison

Comme les temps sont durs et que la conscience « verte » évolue, les produits fabriqués à partir de matériaux issus de l'agriculture bio et issus du commerce équitable, gagnent en popularité. 
L’effondrement du crédit a compromis les beaux jours du commerce, mais les vendeurs rapportent que les consommateurs réfléchissent plus à ce qu’ils achètent et qu’il y a une montée de la « Slow Fashion »
La Fast Fashion, son contraire, a possédé sous son emprise l’industrie de la mode, pendant une grande partie de cette décennie, avec les clients qui étaient séduits par des versions bon marché des vêtements qui avaient fait sensation lors des défilés de Milan ou Paris quelques semaines auparavant. Mais les revenus disponibles diminues, même les vêtements avec des prix bas perdent de leur intérêt, les nouveaux indispensables sont « faits pour durer », ou mieux encore « made in Britain ». 
Le détaillant de mode Adili est à l’avant-garde du mouvement de la Slow Fashion. En terme de mode, il vend des produits demi-saisons qui sont faits pour durer et fabriqués à partir de matériaux biologiques, recyclés ou issus du commerce équitable
« La Slow Fashion n’est pas seulement là pour répondre à une tendance. C’est une mentalité, qui implique de penser à la provenance des produits et d’acheter quelque chose qui ne sera pas démodé après seulement une saison », affirme le directeur général d’Adili, Adam Smith.

L’ancienne directrice de la marque Topshop, Jane Shepherdson, et qui est maintenant à la tête de Wisthles, pense que l’industrie tend à changer selon des cycles : « le monde de la mode est vaste, et produit très rapidement. Lors de l’effondrement du crédit, les gens disent qu’ils font moins d’achats et que ceux-ci sont plus réfléchis, mais je ne suis pas sûre que cela soit confirmé ». 
La perspective d’une récession a conduit les commerçants à se demander si les consommateurs allaient être en prise avec les questions éthiques comme l’an dernier, ou si avec un budget plus serré, ils seraient plus préoccupés par les prix. Mais Paula Nickolds, responsable du développement des produits chez John Lewis, affirme que la récente publicité entourant la découverte du fait que les fournisseurs de certains Primark, ont utilisé des enfants pour la fabrication de certains produits, garde résolument la responsabilité sociale organisationnelle dans le radar du public. « Nous voyons la preuve que des personnes achètent de la qualité, si on leur assure la longévité et la qualité de ce qu’ils achètent. Nous remarquons aussi beaucoup de vente de produits faits à partir de matériaux haut de gamme comme la soie, le lin et le cachemire », affirme-t-elle.

Le directeur général de Sainsbury, Justin King pense que les consommateurs ne vont pas “revenir en arrière”, et des domaines comme le commerce équitable ou le bio sont plus important qu’il y a un an : « Ils veulent s’assurer que chaque centimes est bien dépensé ». Les prix sont plus importants qu’il y a un an, mais il be se fait pas non plus au détriment de l'éthique. Il affirme que Sainsbury, a connu une importante augmentation des poulets fermiers plus chers après la campagne des chefs célèbres Hugh Fearnley-Whittingstall et Jamie Oliver, car les consommateurs étaient « engagés dans cette démarche » et étaient prêts à être moins regardant pour d’autres produits, pour se sentir mieux à propos de ce qu’ils achètent. 
John Lewis affirme que Nickolds a vu un intérêt grandissant pour les produits fabriqués au Royaume-Uni, avec une tendance pour les produits fabriqués localement qui s’applique à présent sur les produits non-alimentaires – bien que les commerçants sont limités par la base manufacturière restreinte du Royaume-Uni. 
Smith approuve : « les gens sont prêts à payer un prix plus élevé pour quelque chose qu’ils perçoivent comme étant de bonne qualité ». Adili véhicule l’idée de créer une garde-robe durable avec des pièces basiques et est en lice pour devenir une marque éthique, en ajoutant des vêtements pour hommes et des articles ménagers. Ses prix sont les mêmes que ceux du marché, mais Smith affirme que la demande d’un jeans à 170€ conçu par Edun, la marque éthique lancée par la femme de Bono, Ali Hewson, est trop forte.Alors que Smith admet qu’un tiers de ses acheteurs sont aisés et sont enthousiastes à l’idée d’être vu comme des consommateurs responsables, un autre tiers est ce qu’il appelle « des verts plus foncés », c’est-à-dire qu’ils sont plus attirés par l’aspect biologique ou commerce équitable du produit. Shepherdson affirme que la Slow Fashion a tendance à viser les clients plus âgés : «  Vous arrivez à un point où vous voyez les centaines de choses dans votre garde-robe que vous n’avez porté qu’une seule fois ou qui ne sont pas bien passé au lavage, vous êtes donc prêt à acheter quelque chose de plus cher, dont vous pourrez prendre soin et garder longtemps ». 
Nickolds interprète la Slow fashion comme étant le fait d’acheter pour la qualité et la durabilité, mais cela va aussi de pair avec la nostalgie que ressentent les gens dans des temps difficiles : « la confiance devient encore plus importante ». Elle rapporte que les consommateurs recherchent dans leurs magasins des produits fabriqués dans des endroits qui ont une réputation de faire de la qualité, comme le cachemire écossais ou les chaussures de Northampton : « des endroits où il y a un héritage particulier, les gens sont plus enclin à acheter des produits anglais », ajoute-t-elle. John Lewis exploite l’usine Herbert Parkinson à Darwen dans la région du Lancashire dans le cadre de son entreprise, pour du mobilier de maison. Cette infrastructure emploie 250 personnes, ce qui signifie qu’il peut satisfaire la commande du client en 7 jours. 
De plus, à l’inverse de beaucoup d’industries qui ont eu tendance à déplacer leur production au Moyen-Orient, la marque New Balance qui fabrique 28 000 paires de chaussures par semaine à Flimby dans la région de Cumbria. L’un des principes fondateurs de cette entreprise privée américaine, qui a un chiffre d’affaire de 1,6 milliard de dollars, est la promesse d’une main-d’œuvre locale ; elle exploite 5 usines aux États-Unis et emploie 210 personnes à Flimby, où près de la moitié des chaussures New Balance vendues au Royaume Uni sont fabriquées. Le directeur général Europe de New Balance, Jonathan Ram affirme que la politique de la marque donne une flexibilité et une rapidité au marché : « Cela nous donne un avantage lorsque l’économie est touchée, comme beaucoup de petits commerçants sont prudent dans leurs commandes. Nous pouvons travailler en étroite collaboration avec eux, renouvelant leurs stocks quand ils en ont besoin ». 

New Balance n’a pas cherché à avoir si les acheteurs anglais réalisent que leurs chaussures de sport ont pu être fabriquées à Cumbria, mais Ram pense que la marque, qui ne sponsorise pas d’athlètes célèbres, essaie de faire la meilleure chose pour ses clients ». « Dans des temps plus difficiles, les gens deviennent nostalgiques et intéressés par l’authenticité et cela peut être l’une des choses qu’ils regardent », dit-il. 
Beaucoup de commerçants ne peuvent plus pratiquer la Fast Fashion. Le processus de conception de Whistles par exemple, dont les commandes de tissus viennent d’Italie, est beaucoup moins rapide et Shepherdson pense que cela signifie que le produit doit valoir la peine d’attendre : « Vous devez avoir une approche des affaires différentes dans des temps comme ceux-là. Vous devez donner envie aux gens d’acheter quelque chose en le rendant plus joli ou plus intéressant. Certains commerçants seront capables de vendre bon marché, mais certains ne pourront pas à cause des prix de production ». 
Smith ajoute : « Je pense que les gens réfléchissent beaucoup à comment ils dépensent leur argent et que cela va durer. La Slow Fashion est très réelle – nos clients croient en elle ».

Levi Strauss cherche à ralentir la Fast Fashion grâce à des pratiques durables

Levi Strauss lance une collection de vêtements engagée dans le développement durable et la fabrication responsableLes consommateurs vont-ils y adhérer ? 
16 ans passés à travailler en tant que designer de mode à New York ont été assez pour Paul Dillinger. Il est parti et a été embauché en tant que professeur de design à son alma mater, à l’Université de Washington à St Louis. « J’ai vécu une sorte de désillusion – ma morale et mon éthique ont été très contestées par l’industrie », raconte-il. 
Puis un ami l’a recruté pour travailler pour Levi Strauss & Co. Aujourd’hui, il dirige une initiative avant-gardiste qui emmène la conception durable vers de nouveau sommets pour les 160 ans de la société : une collection de vêtements Dockers appelée Wellthread. Cette collection rassemble les meilleures pratiques en matière d’approvisionnement et de fabrication de vêtements, offrant des avantages sociaux et économiques au travailleurs des usines du Bangladesh et délivrant des vestes et des t-shirts kakis aux consommateurs
Dillinger veut endosser la responsabilité de toutes les étapes de conception, de production, et d’utilisation, des champs de coton, en passant par les usines, jusqu’à la commercialisation et même après. 
« J’ai vu tous ces différents centres d’activité de l’entreprise qui faisaient face à différents problèmes, » m’a confié Dillinger lorsque nous nous sommes rencontrés cette semaine au laboratoire Levi Eureka Innovation Lab, une unité de recherches et de développement à proximité du siège de l’entreprise à San Francisco. « Selon moi, l’opportunité était de mettre toutes ces idées ensemble de créer une démarche systémique pour changer ». 
Michael Kobori, le vice-président de la durabilité sociale et environnementale pour Levi Strauss, décrit la collection Welltread comme « la seconde génération de produits durables car elle se focalise sur les aspects sociaux et environnementaux de la durabilité ». 
Il y a juste un gros problème : pour l’instant du moins, ils ne prévoient pas de vendre la collection Wellthread dans des points de ventes aux États-Unis lorsqu’elle sortira l’année prochaine. Malgré l’incertitude qui plane à propos de la possibilité d’une commercialisation aux États-Unis, la collection sera disponible sur internet et dans les magasins en Europe.
Dans une analyse commerciale de Welltread, l’entreprise explique : 
Jusqu’à présent, tous les changements sont testés à une relativement petite échelle pour avoir des indications en termes de valeur sociale et commerciale. Welltread va faire ses débuts au printemps, et l’entreprise étudie comment les futures collections Dockers (et Levi) peuvent tirer profit de ce processus.

Dillinger explique qu’en ayant ce petit laboratoire pour tester et justifier des idées à des petites échelles et donc pas trop risquées, ils seront ensuite capables de déployer ces nouvelles pratiques à grande échelle. 
Ce qui est clair cependant, est la réflexion beaucoup plus sérieuse qui va de pair avec Welltread. Son but est d’être le contraire de la mode rapide, bon marché et jetable. 
« Le cycle de la mode qui cherche à se réinventer tous les six mois ? » N’en parlons même pas, « comment faisons-nous pour améliorer la vie des gens avec qui nous sommes en contact ? », m’a dit Dillinger. 
Au contraire, m’a-t-il dit, en tant que designer à New York pour American Eagle Outfitters, Calvin Klein et DKNY, il a vu les marques participer à une course jusqu’au sommet pour proposer des vêtements bon marché en changeant constamment de style. Cela a forcé les marques à faire des compromis quant à la qualité de leurs produits et de baisser les coûts de la chaîne de production, au détriment des travailleurs
Dillinger, qui a maintenant 41 ans, s’est dévoué toute sa vie au design. « J’ai vu un défilé de mode au Donahue quand j’avais 12 ans et je me suis dit, c’est ce que je veux faire » raconte-t-il. Il a reçu une machine à coudre pour ses 16 ans et en conserve toujours une sur sa table de salon. 
Lorsqu’il est arrivé à Levi Strauss, il a trouvé une entreprise ayant une histoire qui démontrait qu’elle croyait au développement durable – la société a obtenu le premier brevet pour les poche de jeans rivetées qui l’aide à durer plus longtemps – et est engagée à avoir une chaine de production éthique. Levi Strauss a été l’une des premières entreprises à établir des normes de travail, de santé et de sécurité pour tous ses fournisseurs.

En tant que directeur de la couleur, du concept et du design pour Dockers, Dillinger a conçu le plan de la collection Welltread. L’année dernière, il est devenu l’un des premiers designers à recevoir une bourse First Movers de la part de l’institut d’Aspen, où les dirigeants d’entreprise développent des façons d’intégrer des valeurs sociales et commerciales à leurs produits. Il a conçu Welltread pour durer des années, utilisant un fil à longues fibres cultivées au Pakistan (certaines d’entre elles sous les auspices de la Better Cotton Initiative) qu’il espère résistantes à de nombreux lavages et qui peuvent être à terme, recyclées. Les boutonnières et les poches sont renforcées pour qu’elles tiennent plus longtemps. 
Ce procédé de fabrication utilise environ 30% moins d’eau et d’énergie que les méthodes classiques. Les directeurs d’usine d’un fournisseur de confiance au Bangladesh sont venus à San Francisco pour participer aux décisions de confections. « Une fois que nous leur avons donné la permission de faire des suggestions, ils en avaient pleins. Trop souvent, les designers imposent simplement leur décisions par e-mail », affirme Dillinger. 
Pendant ce temps, Levi Strauss – travaillant avec des partenaires, dont sa fondation BSR et Ceres – a aussi développé un programme pour améliorer les finances et le bien-être des travailleurs de la chaine de production. L’usine du Bangladesh qui produit la collection Welltread fait partie de ce programme. 
Ces vêtements, bien sûr, ne sont pas bon marché. Les pantalons coûtent 140$, les t-shirts 50$ et les vestes 250$. Et Levi Strauss fait face à un grand défi : celui de trouver une manière de commercialiser Welltread pour des consommateurs lambda, pour que ses normes de travail améliorées puissent être appliquées à toutes ses usines. 
Au-delà de ça, l’entreprise doit comprendre comment concilier le côté écologique et durable du vêtement et le désir d’augmenter ses revenus en vendant plus. Levi Strauss est une entreprise privée, et très grande, dont le chiffre d’affaire de 2012 était de 4,6 milliards de dollars. «  Nous voulons penser à ce à quoi une croissance réfléchie, intentionnelle et restreinte, devrait ressembler », affirme Dillinger.

Pourtant Dillinger veut aussi que ses idées se propagent et changent notre vision de la mode. Et comme il l’a déjà dit : «  peut-être qu’un jour, les discussions des célébrités sur le tapis rouge ne seront pas à propos de la couleur audacieuse d’un décolleté plongeant mais plutôt à propos du fait d’utiliser des fibres et des couleurs naturelles. Si vous voulez rêver, rêvez en grand, d’accord ? »

La Slow Fashion : Toujours vôtre

L’ère des tendances rapides des défilés dominant le marché est révolue. Maintenant c’est le moment d’acheter des produits qui vont durer pour toujours.
En matière de mode, une nouvelle ère arrive très lentement. Les designers peuvent changer les tendances tous les six mois, mais pour que de véritables changements dans la conscience collective aient lieux, cela prend du temps. En ce moment une nouvelle ère vestimentaire arrive dans nos garde-robes et a certainement participé à cette révolution silencieuse. Le concept de la Fast Fashion – Une t-shirt bon marché acheté pour une soirée un samedi soir, porté une ou deux fois puis vite jeté – s’évanouit rapidement. A sa place nous avons la Slow Fashion, la prééminence d’un nouveau style de design qui a un attrait constant : des trenchs, des sacs à main, des manteaux couleur en Camel et des pantalons de formes classiques.
« L’économie a conduit les gens à réfléchir davantage à la façon dont ils dépensent leur argent dans les vêtements – il n’est ni raisonnable ni bien de dépenser de l’argent pour quelque chose que vous allez mettre deux ou trois fois avant qu’il soit abimé ou que vous vous en lassiez – alors cela signifie qu’il faut une garde-robe très classique ou des pièces vraiment spéciales », affirme Anita Borzyszkowska vice-présidente des relations publiques de Gap. Cela a signifié le lancement de gammes très ciblées sur les étagères de Gap. Le dernier pantalon noir de la chaîne a une coupe moderne, ajustée à la jambe et qui a un ourlet sur la cheville.

La semaine prochaine, Selfridges lancera quelque chose appelé Forever Shop, à Londres, Rue d’Oxford et sur internet. La directrice de la création, Alannah Weston a l’intention de rendre cette boutique unique, et composée de styles classiques. L’approche est égalitaire. Les foulards en soie d’Hermès et chaussures de sports Converse seront aux côtés des briquets Bic, la vaisselle Muji et les hauts bretons de Sonia Rykiel (le breton devient un classique de la Slow Fashion, car c’est toujours joli). Weston pense que ce nouveau magasin est une réponse aux consommateurs plus soucieux, en recherchent d’un joli design, de plus, elle a noté une augmentation de l’influence des produits sur les tendances. 
C’est un changement majeur. La Fast Fashion, et ses tendances inspirées des défilés, changeantes très rapidement, a dominé le marché la majeure partie de cette décennie. Mais ce n’est pas seulement le changement économique qui a provoqué une lassitude des pièces qui ne duraient pas. Le retour du minimalisme – son retour peut être daté précisément le 5 octobre 2009, lorsque Phoebe Philo a montré sa première collection pour la maison poussiéreuse de Céline – a aussi eu une influence. Sa première collection vedette, un pantalon taille haute et évasé au niveau des jambes couleur café, une parfaite écharpe et une chemise légère en soie, avec des pièces en cuir souple. 
L’idée de raffinement et d’avoir des éléments essentiels dans sa garde-robe pour créer une modernité a été influencée par Philo. Nicola Rose directeur de la création et de la mode pour le magazine Red affirme : « Le nouveau look minimaliste est raffiné et élégant – et si vous être un acheteur intelligent, composé d’éléments que vous pouvez porter pour toujours ». 
La mode « Slow » ou « Forever » n’est pas forcément chère – Les converses All Stars valent des chaussures Louboutin – en tout cas elles peuvent le prétendre. Curieusement, même les bannières classiques de la Fast Fashion, ont voulu imiter le mouvement de la Slow Fashion. En mars, une sacoche Peacocks inspiré de Chloé à 12€ vendu en une semaine. Maintenant, va-t-il durer ?

Pourquoi la Fast Fashion est-elle une mort lente pour la planète ?

Avec les grandes chaines de mode, qui conçoivent de nouveaux styles toutes les quelques semaines, nous achetons maintenant moins cher que jamais. Mais, comme le révèle Lucy Siegle dans son nouveau livre percutant « To Die For », cette tendance va nous coûter beaucoup plus que nous ne l’imaginons.
Chaque matin lorsque je me lève, je suis confronté à mon histoire de la mode. Mes erreurs, mes corrections, mes bons achats, mes mauvais achats, ceux qui sont confortables et ceux que j’ai acheté en étant ivre : ils refusent de partir. C’est parce que ma garde-robe est en face de mon lit, et la porte, comme une fermeture éclair cassée, ne peux plus être fermée pour cacher toute cette vie d’excès. Dans la lumière froide du matin, beaucoup des micro-tendances dans lesquelles j’ai investi – des t-shirts avec des chaines, une combinaison à épaulettes et d’autres articles du même genre – fusionnent pour former une sorte de terrain vague vestimentaire.
Ma collection témoigne de la façon incroyable dont nous consommons des vêtements. Et je n’ai pas besoin de venir chez vous pour faire une bonne estimation de ce qu’il doit y avoir dans vos placards, car au cours de la dernière décennie, nous avons acheté à une vitesse croissante, mais nos goûts sont de plus en plus homogènes. Si vos habitudes en matière de mode suivent non seulement les tendances de mode mais aussi les tendances de consommation, vous découvrirez que vous avez une toute petite quantité de tenues de soirée et de bureau, comparé à il y a 10 ans. Au lieu de cela vous aurez des cintres, des étagères et des tiroirs remplis de tenues pour la maison et pour le sport, et vous êtes susceptibles de trouver des vêtements d’un nouveau style étrange, comme des vêtements de sport de luxe. L’élément que vous possèderez le plus sera sans doute le t-shirt, au même titre que la veste cintrée.
Vous vous demandez maintenant le nombre de vêtements que vous aviez en 1980. Vous dépensez au moins 745€ par an pour des vêtements – mais rappelez-vous que ce n’est qu’une moyenne. Et vous en avez beaucoup pour votre argent. En un an vous accumulez environ 28kg de vêtements – ajouté aux 1,72 millions de tonnes de nouveaux habits consommés, sur une base annuelle anglaise. Mais l’aspect le plus inquiétant est qu’environ la même quantité de vêtements que vous achetez, finit prématurément à la poubelle.
La façon dont nous consommons la mode et notre relation avec les vêtements a commencé à changer au milieu des années 1980. En 2005, la recherche universitaire a établi les points marquants. Louise R Morgan et Grete Birtwistle ont mis en place 8 groupes témoins, menant l’enquête auprès de 71 femmes et leurs habitudes d’achat. Elles ont presque toutes admit dépenser plus qu’elles ne le faisaient auparavant, mais ce qui est particulièrement important, c’est qu’elles n’avaient aucune idée de la durée pendant laquelle elles avaient l’intention de garder leurs achats. Elles ont aussi confessé que lorsque les vêtements « bon marché » se déchirent ou sont tachés, leur destination probable n’est pas le bac à linge sale mais la poubelle. L’ancienne façon que nous avions d’acheter les vêtements, en harmonie avec le revenu de chacun et les saisons, la façon dont les gens lavaient et reprisaient avec précaution leurs habits, n’a plus rien en commun avec la façon dont nous consommons aujourd’hui.
Peut-être que cet état d’esprit explique pourquoi un journaliste de l’industrie de la mode a regardé avec horreur une cliente satisfaite sortir du magasin phare Primark Oxford Circus avec six ou sept sacs en papier pleins de vêtements. Il pleuvait beaucoup, et alors que la jeune femme descendait la rue Oxford Street, les hanses de l’un de ses sacs se sont cassées et une flopée de coton s’est répandue par terre. Naturellement le journaliste s’attendait à ce que la femme se baisse et ramasse les vêtements, mais non. Elle a simplement marché dessus. La mode est devenue tellement banale qu’elle se transforme en déchets.
Durant ce siècle, la principale industrie de la mode au Royaume-Uni était davantage centrée sur la vente de vêtements plutôt que sur la production. Le roi incontesté était (et reste sans doute) Philip Green. Propriétaire de la rue piétonne incontournable sur le marché Bhs, Green a acheté le groupe Acardia pour 1 milliard d’euros en 2002. Trois ans plus tard, Topshop valait 1 milliard et deux cents millions d’euros avec sa vente de vêtement pour seulement la moitié de l’année (le marché de la mode en entier en valait seulement 7 fois plus).
La capacité de Green à transformer ces magasins banals en de véritables mines d’or a été célébrée par des analyses opérationnelles, la presse spécialisée dans la mode et particulièrement par les consommateurs. Topshop est devenue une étape obligatoire pour toute personne intéressée par la mode. Pour les consommateurs c’était un processus très simple. Vous feuilletez les pages des magazines qui vous disent comment « être à la mode » dans le monde entier, puis vous n’avez qu’à courir chez Topshop pour trouver les pièces abordables qui se sont inspirées de ces tendances.
Il s’en est suivi d’une série de commerçants, déterminés à imiter le succès de Topshop, et à aller plus loin. La Fast Fashion est devenue une industrie classique, les vêtements étaient produits en petits lots et à des rythmes frénétiques. Le marché de la mode était à l’affut de toutes les tendances et caprices des consommateurs, défini par l’industrie comme une « réponse rapide ». Imiter la magie de Topshop signifiait avoir la plus rapide des chaines de production possible. Chaque étape du cycle de production était effectuée en quelques heures ou jours au lieu de l’être en quelques semaines.
Le délai de commercialisation (la période très importante durant laquelle les usines de vêtements fabriquaient les commandes et les livraient dans les magasins) a été divisé de moitié, puis par quatre. Il est devenu monnaie courante pour les acheteurs de faxer leur commande aux fournisseurs à toutes heures du jour ou de la nuit pour mettre au courant l’équipe de conception, depuis le Royaume-Uni.
Il y a quelques années, une usine fournissant une grande marque aurait pu fabriquer 40 000 vêtements de quatre styles différents en 20 semaines. Aujourd’hui, la marque peut avoir la chance d’obtenir un engagement du fournisseur à fabriquer 500 vêtements par semaine de quatre styles différents pendant seulement 5 semaines. Les 30 000 restants seront commandés à la dernière minute, lorsque l’équipe de conception saura si le consommateur a été influencé par Taylor Swift, Daisy Lowe, Lindsay Lohan où une autre de ces femmes. Alors que Topshop a réussi à réduire ses délais de production de 9 à 6 semaines, H&M a réduit ses délais de conception à la livraison à seulement 3 semaines. Mais ils n’ont pas été ceux qui ont réussi la révolution ultime. Celle-ci a été réussie par un nom grandissant sur le marché : Zara.
La légende veut que lorsque le premier magasin Zara a ouvert en Angleterre, dans la rue Regent Street, les acheteurs étaient quelque peu perplexes. Les prix semblaient élevés, et si les acheteurs potentiels revenaient la semaine d’après, les vêtements n’étaient plus là. La manière de faire de Zara – celle qui a brisé toutes les règles – était que le détaillant espagnol ne fabriquait que de petites quantités de chaque pièce. Au lieu de se concentrer sur la quantité, les 200 designers de Zara, créaient 40 000 différentes pièces chaque année, dont 12 000 étaient effectivement produites (ce qui représente 5 000 pièces de plus que Topshop). En tant que consommateur, si vous hésitiez au moment de l’achat, vous risquiez de manquer votre chance. Cela a créé une frénésie terrible chez le consommateur, ce que des chercheurs d’Harvard ont appelés « un sentiment d’exclusivité captivant », la peur permanente que si vous attendez pour réfléchir, vous aurez la sensation que l’opportunité d’un sac à un prix abordable vous échappe pour toujours.
La politique de Zara a changé les règles du jeu. Même Philip Green a tiré son chapeau. Un génie. C’est ce que Zara est pour l’industrie de la mode », a-t-il dit dans une interview pour le Retail Week. D’autres prétendants au trône du marché de la mode comme Esprit et Mango ont essayé la même approche : des délais de productions et de livraison courts et de multiples articles. L’industrie de la mode qui a beaucoup de stocks (ou qui a des stocks tout court) n’existe plus.
En tant que consommateurs nous avons rapidement changé nos priorités. Nos habitudes lorsque nous achetions des vêtements, telles que vérifier la qualité et les étiquettes, ont été remplacées la seule volonté d’avoir ce qu’il y a de nouveau pour avoir la sensation de changer de garde-robe deux fois par an. Les saisons printemps/été et l’automne/hiver sont maintenant aussi importantes dans la vie contemporaine que des chants grégoriens.
A la fin des années 1990, les économistes et les analystes du marché, alertés par les profits des « super magasins » qui ont précédés les enseignes ouvertes en permanence, y ont regardé de plus près. C’était l’équivalent d’entendre les bruits d’une fête qui augmentaient constamment jusqu’à ce que vous soyez obligé de vous lever de votre lit pour aller voir par vous-même. Et ce fût une fête : une histoire de croissance spectaculaire captivante pour les analystes car historiquement, le secteur de la mode au Royaume-Uni n’a jamais voulu prendre de risques.
Et les prestigieux progrès financiers de la Fast fashion ont eu lieu à un moment où le prix des vêtements étaient en baisse. En juillet 2001, les ventes de vêtements et de chaussures au Royaume-Uni ont augmenté de 12% par rapport à l’année précédente, le taux annuel le plus élevé de croissance depuis le milieu des années 1970. Mais en réalité le prix des vêtements a chuté de façon spectaculaire. C’est à ce moment-là que le côté sombre de la Fast Fashion a vu le jour. Entre 1996 et 2000 le prix des vêtements a baissé chaque année, et l’année où il y a eu beaucoup de ventes, en 2001, il a chuté de 6%. En quatre ans, de 2003 à 2007, le prix moyen des vêtements a baissé de 10%. Nous achetions simplement plus à des prix plus bas.
L’influence de la Fast Fashion sur la plupart de nos garde-robes est indéniable, mais ce n’est pas toute l’histoire. La réelle alchimie – transformer de simples pièces en des tendances à la mode dont les consommateurs raffolent – n’a eu lieu que lorsque la Fast Fashion l’a alliée au prix les plus bas de l’histoire. La grande invasion de la mode sur la planète, et les plus grandes répercussions, sont dues aux commerçants de « valeur » et aux magasins discounts.
Ceux qui mènent la marche – Malatan, Peacocks et Newlook – sont connus pour leur stratégie agressive de prix, vendant entre 30 et 50% en dessous du prix de l’ancien marché de la classe moyenne. Mais aucun d’eux ne valaient Primark. Primark était aux magasins discounts ce que Zara était aux détaillants Fast Fashion – un pionnier qui a montré les bénéfices qui pouvaient être faits. Les magasins discounts nous ont persuadés d’oublier tous les autres aspects des produits avec une seule question : « Est-ce que c’est vraiment, vraiment pas cher ? » A partir de là, ce fût tout ce que le consommateur voulait savoir.
Les détaillants de luxe furent aidés dans leur quête de domination du marché de la mode au Royaume-Uni par une presse docile séduite par le côté rapide et bon marché, comme chacun. Les bas prix et des pièces vendues à 5€ ont reçu de bonne critique par Primarni (ou Primark) ce qui a aidé à déstigmatiser la mode pas chère. Il est devenu cool d’avoir des articles pour trois fois rien, une mode jetable. Vous pouvez changer de tenue quatre fois par jour, vivre avec une garde-robe digne d’une star, et prétendre être Lindsay Lohan si vous le voulez.
Alors comment fait l’industrie de la mode pour garder des coûts aussi bas ? Le moteur de la mode est alimenté par environ 40 millions de travailleurs, l’armée de la Coupe, Confection et Finition (CMT). La CMT est l’étape de la chaine de production où – les fibres ont été tissées dans l’usine et les tendances et le patron ont été décidés – Les vêtements peuvent commencer à être fabriqués. Une autre estimation révèle que 30 millions de travailleurs (principalement des femmes) mettent des perles, brodent et cousent des paillettes sur les vêtements depuis leur maison.
Les usines de vêtements étrangères sont devenues synonymes de petits salaires et d’exploitation. Souvent le travailleur de la fabrique de vêtement est la seule source de revenu de la famille, et au Bangladesh, gagner un peu plus d’1€ par jour est loin d’être suffisant pour supporter une famille de trois, quatre ou cinq personnes.
Les recherches montrent que beaucoup d’entreprises occidentales passent beaucoup de commandes avec les sites de productions du sud-est de l’Asie (CMT), et font de sommaires estimations du rythme auxquels ces sites peuvent fabriquer des vêtements. Les travailleurs sont donc soumis à une pression très forte pour envoyer les commandes à temps. Ils sont obligés de faire des heures supplémentaires qui ne sont pas rémunérées, ce qui est une des questions les plus controversées. Les allégations les plus graves concernent les jours ouvrables qui sont parfois rallongés de 10 à 15 heures, avec les employés qui sont enfermés dans l’usine la nuit pour qu’ils finissent les commandes, soumis à l’intimidation et même la violence pour qu’ils pensent qu’ils n’ont pas d’autre choix que de rester. Il existe des preuves qui montrent que les travailleurs sont enfermés dans l’usine jusqu’à ce qu’ils aient finis. Les sorties de secours sont aussi verrouillées.
Il ne faut pas être un génie pour voir les installations de production délabrées, avec des câbles électriques défectueux et des chaudières sous pression, en plus des piles de stocks, de tissus et de fils, ajoutés à une poudrière.
Traditionnellement, et encore aujourd’hui, les produits de luxe sont soigneusement construits en Europe dans des ateliers célèbres. L’artisan et la couturière sont vénérés. Particulièrement depuis un défilé Chanel de perles incrustées, le bon et le bien, conduit par Karl Lagerfeld, pour rendre hommage aux « petites mains », aux couturières hautement qualifiées qui font de la haute couture ce qu’elle est.
Cela contraste avec le fait que la mode classique semble si anxieuse à contourner le fait que ce sont aussi des femmes qui cousent à la main et embellissent les vêtements. Dans le luxe, le travail fait main est célébré ; dans la mode classique, c’est une vérité qui dérange. Pourtant ces deux liens apparemment contraires dans la méthode de production forment une alliance improbable. Quel est la connexion entre elles ?
Ce sont des éléments du « cheapskating », un phénomène de style et une tendance particulière. En Angleterre, cela est apparu dans les radars de la mode en 2005 environ, lorsque Deirdre Fernand en a parlé dans le magazine Sunday Times comme de « l’art de marier le luxe avec des articles à bas prix ».
Comme la rédactrice Dana Thomas l’explique dans son livre, Deluxe, « les magnats de l’entreprise et les financiers, y ont vu un potentiel. Ils ont acheté – ou pris – des entreprises de luxe et ont jeté leur dévolu sur un nouveau public : le marché intermédiaire, cette large démographie socio-économique. L’idée, qu’ont expliqué les cadres du luxe était de « démocratiser » le luxe, pour le rendre « accessible ». Tout cela semblait si noble, presque communiste. Mais l’objectif était clair et simple, il s’agissait de faire le plus de bénéfices possibles.
Dans la course pour « démocratiser les produits onéreux, est ce que les conglomérats de luxe ont perdu un certain contrôle sur les chaines de production ? Les éléments clés de la production ont été déplacés en Europe de l’est et en Asie car les salaires y étaient moins élevés. Les productions européennes garantissent difficilement des travailleurs heureux. La ville en Toscane, Prado, possède maintenant une armée d’environ 25 000 travailleurs, qui gagnent un bas salaire, et qui viennent principalement de Chine, fabriquant des produits de luxe. Les conditions de travail peuvent être brutales comme on peut le voir dans Schiavi de Lusso (les esclaves du luxe), un documentaire italien, alors qu’une enquête menée par la presse à scandale anglaise a montré que les travailleurs étaient payés moins de la moitié du salaire légal minimum italien.
Le rapport de 2007 de WWF, « Deeper Luxury », a tenté de classer les plus grandes marques de luxe en termes de durabilité. LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy) a obtenu un C. Cela ne semble pas très impressionnant jusqu’à ce que vous appreniez que le score de Tod est un F (après qu’il ait échoué à répondre à des questions basiques). En Mars 2007, LVMH a été supprimé de l’indice éthique FTSE4Good, qui prend en compte des critères environnementaux et sociaux des entreprises, à cause d’un problème dans la chaine d’approvisionnement (Il a été remis à nouveau dans cet index en mars 2009).
Le point le plus important est que le « cheapskating », avec sa logique économe et en même temps dépensière, n’est pas aussi logique qu’il n’y parait. De même, le luxe démocratisé offre rarement la valeur qu’il promet. Les achats dans ces deux cas sont symptomatiques d’un dysfonctionnement à grande échelle dans nos garde-robes. Alors peu d’entre nous achètent maintenant avec un budget défini en tête, ce qui contribue à une perte de contrôle de ce qui rentre et sort de nos armoires. Nous achetons sans y faire attention : à quand remonte la dernière fois où vous avez évalué la durée de vie d’un vêtement sans même l’avoir examiné ?
En 2008, la somme moyenne que nous dépensions pour des vêtements et des chaussures a atteint un record : 25€ par semaine, soit 4,6% de notre budget total d’une semaine. Il est utile de rappeler que nous achetons de plus en plus de vêtements pour moins d’argent, remplissant 40% de nos garde-robes avec seulement 17% de notre budget réservé aux habits. Cela semble contre-intuitif en ces temps où on est à court d’argent, mais les questions à se poser sont : Notre budget est-il suffisant ? Et dirigeons nous cet argent aux bons endroits ?
Je dirais que si vous avez un revenu dans la moyenne, la réponse à ces deux questions est non. Je vais même oser vous dire que vous devez augmenter votre budget si cela est possible, et dépenser 6% de votre revenu par semaine total, dans le but d’avoir une garde-robe plus juste et plus durable. Sur le salaire annuel moyen d’environ 26 250€ d’une femme de 30 à 39 ans (qui est toujours moins élevé que celui d’un homme), vous en dépenseriez 6% pour vos vêtement, ce qui équivaut à 1500€ brut par an. Si vous ne pouvez pas briser cette habitude d’acheter toutes les semaines, cela vous laisse seulement environ 25 euros par semaine. Ralentir votre rythme d’achat à une fois par mois, vous laisserais environ 100€ à dépenser.
Essayez plutôt de penser de cette façon : les estimations suggèrent que vous portez seulement 20% de vos vêtements, les 80% du temps, cela signifie que la plupart de ces achats hebdomadaire ne servent à rien. Imaginons que vous avez l’habitude d’acheter deux articles par semaine. Si vous pouviez ne sélectionner que 20% des vêtements que vous voulez vraiment et que vous porterez surement, vous passerez de 104 articles achetés en un an à environ 21. Ce qui vous donne un budget d’environ 70€ par article, assez pour vous donner plus de choix et faire de vous un consommateur avec plus de pouvoir. Il est grand temps de redonner une valeur réelle à votre garde-robe, et malheureusement l’industrie de la mode vous pousse à faire le contraire.

Rana Plaza, un an après – Le jour de la Révolution de la Mode peut-il faire changer les choses ?

Les commerçants se sont engagés à des changements pour s’assurer qu’une catastrophe de l’ampleur du Rana Plaza ne se reproduise jamais. Mais qu’ont-ils fait exactement et est-il possible de faire du shopping en ayant pleinement conscience du marché de la mode ? 
En avril 2013, le Rana Plaza, une usine de 8 étages au Bangladesh, s’est effondrée, tuant plus de 1 300 personnes. Aujourd’hui – le jour du premier anniversaire de cette tragédie – a été déclaré comme étant le jour de la Révolution de la Mode, un jour de commémoration et d'action coordonné internationalement. Mais d’où vient cette révolution et qui doit être ciblé ? 
Un groupe de commerçants du marché de la mode, même certains de ceux qui produisaient à Rana Plaza, sont à la tête du changement dans le secteur. Beaucoup seront présents aujourd'hui, lors du Sommet de la mode de Copenhague, troisième rassemblement annuel de l'industrie sur le développement durable, où, bien sûr, le sujet Rana Plaza dominera. Il y aura quelques live stream, parrainés par H & M, également l'un des principaux sponsors du Sommet de Copenhague. Il y aura probablement une annonce ou deux sur les changements qu’envisagent les détaillants pour s’assurer qu’une catastrophe de cette ampleur ne puisse jamais se reproduire.
Mais les choses ont-elles vraiment changé? Depuis la catastrophe, plus de 150 marques Britanniques et 14 américaines, y compris Mango et H & M, ont signé L'Accord sur la sécurité incendie et la sécurité des bâtiments au Bangladesh - un contrat juridiquement contraignant conclu entre les marques de mode, les commerçants et les syndicats au Bangladesh qui prévoit des inspections de sécurité de 1000 usines et la publication de ces rapports d’inspection. Bien que cet accord semble être un moment historique pour la campagne d’assainissement du monde de la mode, des questions complexes ont fait surface. Par exemple, une autre alliance de marques de mode principalement américaines - comprennant Gap et Target - a choisi de signer un accord moins strict à la place, entrainant une bataille idéologique entre les deux groupes.

Je pense toujours qu'il y a une limite à ce qui peut réellement être fait dans le modèle d'entreprise Fast Fashion. Il est l'écologiste en moi, mais la mode de la planète semble un écosystème de plus en plus déséquilibré, manque de biodiversité. De plus en plus, il est dominé par des monocultures d'entreprise colportant leur propre forme de la mode et chacun veut être le plus rapide et posséder la plus grande part de marché. La vérité est que de nombreux consommateurs qui pensent qu'ils aiment la mode, en aime en réalité une reproduction, la mode rapide: un modèle de commercialisation qui brouille la distinction entre les vêtements (des vêtements de base avec de longs délais de production) et de la mode (des pièces plus complexes avec des délais de production courts) et est super-sensible à l'évolution des tendances de la mode.
La vraie mode – avec ses capacités à observer et à refléter les changements au sein de la société, pour interpréter les différentes cultures d’une manière très créative, elle est capable de mélanger tous ces éléments tout en produisant des vêtements de haute-qualité – est un obstacle à ce modèle de commercialisation et est donc en voie d’extinction. 
Il n’y a eu aucun changement dans notre façon d’acheter depuis le Rana Plaza. Hier, Primark (l’une des 28 marques qui produisaient au Rana Plaza) a indiqué avoir fait des bénéfices supérieurs de 14% par rapport à l’année dernière, grâce à ses premiers magasins américains. Même les acheteurs les plus consciencieux ne semblent pas lui avoir tourné le dos. 
Alors, que pouvons-nous y faire ? Un rapport récent, la Stern Business School a montré à quel point cette industrie est maintenant complexe. Lorsqu’il s’agit de protéger les droits des vêtements et de libérer les travailleurs de l’industrie de la mode de cette grave exploitation, la Fast Fashion est particulièrement figée. 

Au lieu de cela, focaliser votre attention et vos idées sur les bonnes choses peut être un réel atout révolutionnaire. Comme l’application « Fairbuy.org » qui vous permet de changer les conditions de production d’articles de mode en faisant un don volontaire de 50 centimes par vêtement, et qui est ensuite donné aux travailleurs des usines de vêtements pour améliorer leurs santé. Cela est basé sur le nombre de salaires alarmants des travailleurs d’usine par le lauréat du prix Nobel Muhammud Yunus. 
Exigez la Slow Fashion. Étant donné que nous sommes à une époque où une marque de sous-vêtements a l’ambition de produire 70 collections par an, cela est comparable à manifester pour le retour de la crinoline à cerceaux à porter le jour. Mais essayons. La Slow Fashion – dans ses diverses formes de fait-main et de personnalisation – est la solution ultime à l’excessivité de la Fast Fashion. Dans tous les cas, il serait bien d’utiliser le futur pour rendre votre propre garde-robe ou votre tiroir à chaussettes plus sains. Vous pourriez commencer à différencier les vêtements : les vêtements que vous garderez très longtemps et les articles de mode qui s’en iront plus rapidement au fil du temps. Vous pourriez éliminer progressivement tout ce qui est « jetable » : n’achetez plus rien que vous ne pourriez vous engager à porter au moins 30 fois. 
« Nous avons une célébration pour la naissance d’un vêtement, le défilé. Mais nous n’en avons pas pour célébrer le vêtement tout au long de son cycle de vie ». C’est quelque chose dont la sagesse de Kate Fletcher projette de combler les lacunes.

Dans la forêt Amazonienne brésilienne à la rencontre de la communauté autochtone Ye’Kuana, avec la marque de mode brésilienne Aua. Patricia Guerra, la directrice artistique de Aua a passé des mois à négocier avec cette communauté pour travailler avec elle sur la production de nouveaux designs pour sa collection. 
Ce fut un travail minutieux : « Pourquoi cela vous tracasse ». « Car la mode a un besoin urgent de culture ». Oui c’est vrai. 
Et finalement, pour promouvoir la campagne du jour de la Révolution de la Mode. Ce jour a été créé par l’entreprise de chapeaux détenue par Carry Somers. Elle a canalisé sa passion pour une mode juste et durable en une série d’évènements internationaux partout dans le monde demain. Elle a persuadé des milliers de personnes que 1 133 ouvriers, est un nombre trop important pour être rayés de la surface de la Terre au nom de la mode, sans changement. 

L’éco guide des « Rave-party » en plein air

Les « Raves-party » en plein air ont un riche patrimoine vert. Mais les nouveaux participants doivent prendre des mesures pour limiter les dommages environnementaux
Dans les actualités écologiques et de la mode, les « Raves-party » ont commencé un peu avant le début des années 1990. Les « Raves-party » en plein air sont de retour. Vous vous en souvenez ? Les mesures de répressions policières, dont l’opération Enigma dans le Hampshire, qui sonnent comme des « Raves-party ». Curieusement, c’est la police criminelle qui est chargée de contenir ces évènements. 
En réalité, il est difficile de stopper des « Raves-party » en plein air lorsque la nuit a commencé à tomber, alors la police doit souvent abandonner. A l’aube l’ampleur des dégâts est révélée. Selon la police, beaucoup de défenseurs de l’environnement, prennent part à ces « Raves-party » et dégradent des habitats naturels
Evidemment que cela peut se produire. Des débris, dont des bouteilles de gaz et des verres brisés, à la suite d’une « Rave-party » illégale qui a eu lieu dans la bruyère à Lincolnshire l’an dernier, ont fait échouer un projet de régénération. Tucker Gumber, qui dirige le festival « thefestivalguy.com », affirme que les évènements de dance électro « ont tendance à être les plus sales », mais cela est anecdotique. Le CLA (représentant les propriétaires fonciers) pense que les « Raves-party » causent des dommages. 

Il est clair que personne n’a d’intérêt commercial à assister à un évènement près d’un habitat vulnérable, là où le bétail est gardé. Mais se focaliser uniquement sur les dommages causés par les « Raves-party » serait ignorer les objectifs écologiques du mouvement. Les originales « Raves-party » en plein air étaient organisées pour defendre l’environnement
Comme le dit Naomi Klein, la demande commune de ces groupes, allant de Twyford Down, des manifestants de rue à des groupes permaculture en passant par des anticapitalistes qui proviennent de collectivités comme Marsh Farm à Luton, était de faire avec « ce grand espace non colonisé – pour les maisons, pour les arbres, pour les rassemblements, pour danser ». 
Cela fait un moment que j’ai raccroché mes propres bâtons luminescents. Mais j’espère que les nouveaux participants des « Raves-party » se soucient de patrimoine vert. Les « Raves-party » en plein air qui ne laissent aucune trace seraient vraiment une révolution.

Vue d’ensemble : Les résultats de l’observation des oiseaux du RSPB

La grande observation annuelle des oiseaux du RSPB représente un accélérateur citoyen de la science. En janvier plus d’un million de personnes ont enregistré les oiseaux qui sont passés dans la région. Les résultats sont là. Je ne veux pas encourager le réchauffement climatique, mais l’hiver doux a été une aubaine pour les petits oiseaux, y compris les mésanges à longues-queues; les chiffres sont en hausse de 44% par rapport à l’année dernière. Mais le nombre d’étourneaux et de grives musiciennes est en baisse.

Well dressed: la Slow Fashion selon Safia Minney

Poursuivant mon ambition de voir votre garde-robe diminuer, en incluant autant de livres, d’applications et d’occasions d’échanger, que de nouvelles choses à acheter, voici un nouvel ajout à la bibliothèque : « Slow Fashion » écrit par Safia Minney. Elle est la fondatrice de la marque de mode équitable très appréciée People Tree, très connue au Royaume-Uni et au Japon. Elle est aussi un pilier du commerce équitable qui a passé des années à établir des chaines de production avec des producteurs étrangers. Oui, son livre prône la Slow Fashion face à l’assaut de la presque jetable Fast Fashion – mais c’est réellement un livre à propos des relations entre les consommateurs et les producteurs. Il y a aussi un chapitre sur les magasins de mode durables très prometteurs. Cela vous donne envie d’acheter de nouvelles choses, mais au moins ce sera éthique
« Le commerce équitable est un lent processus »
Safia Minney, fondatrice de la marque pionnière de mode issue du commerce équitable, en cours de production, en pleine campagne et essayant de changer la politique commerciale.


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